Gatineau négociera avec VMSO pour le futur Guertin

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, flanqué du... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, flanqué du président des Olympiques, Alain Sear, et du gouverneur de l'équipe, Norman MacMillan, a annoncé que Gatineau mènera ses négociations avec VMSO pour la construction d'un nouvel amphithéâtre.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Un nouveau chapitre de la longue saga de l'aréna Guertin s'est ouvert, jeudi, à Gatineau. La Ville a officiellement choisi le partenaire avec qui il allait écrire la suite de l'histoire. 

Le conseil municipal a arrêté son choix sur Vision multisports Outaouais (VMSO). À la majorité, il a mandaté l'administration d'entamer des négociations formelles avec le groupe d'Alain Sanscartier pour la construction et la gestion d'un amphithéâtre de 4000 places pouvant compter d'une à trois glaces supplémentaires. Seules les conseillères Sylvie Goneau et Louise Boudrias se sont opposées à la recommandation émanant du comité exécutif. 

Quant au choix du site, au nombre de glaces, au montage financier et au modèle d'affaires précis qui seront retenus, les Gatinois devront patienter encore un peu, jusqu'à l'automne, avant d'en savoir plus. Une fois les négociations terminées, le conseil municipal devra se prononcer. Le tout sera ensuite soumis au gouvernement du Québec pour une approbation finale. 

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a rappelé que l'année qui vient de passer a permis d'analyser dans le détail tous les aspects légaux des différents scénarios sur la table. « On connaît les domaines où Québec est inquiet, les lumières rouges ou jaunes auxquelles nous devrons faire attention », a-t-il dit. 

C'est avec toute cette information en tête que Gatineau mènera ses négociations avec VMSO. Le maire a suffisamment confiance au modèle qu'il tentera de développer avec le groupe d'Alain Sanscartier pour qu'une « voie de passage » soit trouvée avec Québec si les choses devaient se compliquer au niveau légal.

« Le modèle que nous mettrons sur la table est potentiellement extrêmement intéressant, autant pour les contribuables que pour le monde du hockey, estime le maire. On sait déjà de Québec que le modèle qu'on veut négocier est assez intéressant pour qu'on nous dise de mener ça à terme et qu'on retourne s'asseoir après. »

M. Pedneaud-Jobin n'a pas voulu s'étendre sur les différents « véhicules légaux » à la disposition de la Ville si les choses devaient se compliquer en cours de négociation. Un projet de loi privé, une modification à la Charte de la Ville ou encore le projet de loi sur l'autonomie des villes sont toutes des avenues envisageables. Dans tous ces cas, Gatineau aura besoin de l'assentiment de l'Assemblée nationale.

Encore au moins 2 ans

Le choix du site fera partie des principaux enjeux à régler au cours des prochaines semaines. Le maire a précisé que « beaucoup de travail » a été fait quant aux sites potentiels. « Nous sommes prêts à entreprendre les négociations là-dessus », a-t-il précisé.

VMSO aura son mot à dire. Alain Sanscartier précise déjà que les extrêmes est et ouest de la Ville ne peuvent pas être considérés. Le nombre de glaces que devra compter la nouvelle infrastructure permettra d'éliminer certains sites et d'en favoriser d'autres. 

M. Sanscartier s'est dit « très fier » de la confiance que porte la Ville de Gatineau envers son groupe. Il affirme que le travail sur les différents scénarios est déjà bien amorcé. « Nous n'allons pas tenter de réinventer la roue, dit-il. Nous avons différents montages financiers déjà développés en fonction des scénarios sur la table. Des modèles existent déjà. Nous allons seulement les mettre aux goûts et aux besoins du jour. Les choses vont réellement s'éclaircir lorsque la négociation s'amorcera et qu'on saura quelles sont les limites légales imposées par la Ville. » 

VMSO devra aller en appel d'offres pour la construction du futur aréna. Le prix qu'obtiendra VMSO pourrait déterminer quelle sera la participation financière de la Ville dans le projet. « Il faut être honnête, insiste M. Sanscartier. Une fois que tout sera ficelé, il faudra compter environ 24 mois pour la construction. »

Ce qu'ils ont dit

« La résolution est très restrictive. Nous n'avons aucun plan B. On se lance dans un grand processus de négociations sans savoir sur quoi on repart s'il y a un échec. On s'en va dans un entonnoir avec une seule option et si le gouvernement refuse nous avons zéro plan B. C'est préoccupant. » - Sylvie Goneau

« Nous avons eu cinq heures de présentation, de délibérations et d'échanges pour bien comprendre l'ensemble des enjeux du dossier. Là, on demande aux citoyens de comprendre tout ce processus et l'ensemble des enjeux dans une présentation de sept minutes. Je questionne la transparence de ce processus. Je voterai contre à cause du processus, pas à cause du projet présenté. » - Louise Boudrias

« Ce qui me rassure, c'est de voir les partenaires ici dans la salle. J'y vois

un message très positif, une volonté très positive de tous les intervenants dans ce dossier. Le maire a été fortement impliqué, tout comme notre députation. Ça démontre la volonté que ce mécanisme-là fonctionne. » - Daniel Champagne

« Il y a encore beaucoup d'obstacles à franchir. Le maire prend un risque politique et s'il se casse la gueule, il va devoir vivre avec. Mais je vais donner la chance au coureur parce que je n'ai pas le choix si je veux que ce dossier-là, qui est comme un mal de dents, puisse un jour se régler. » - Denise Laferrière

« Aujourd'hui, je donne mon appui parce que le maire a le support de la députation et du cabinet du ministre des Affaires municipales. En aucun moment le choix de laisser partir les Olympiques n'a été envisagé pour moi. Nous avons une bonne option, sinon je ne l'aurais pas appuyée. On va aller au bout de cette option-là. » - Maxime Tremblay

« La Ville a beaucoup travaillé sur l'aspect légal et cela a été fait de la bonne manière. Au lieu d'annoncer quelque chose en décembre et ensuite aller voir Québec, le maire a fait le contraire. Il est allé voir à Québec ce qu'il pouvait faire et là il doit négocier avec VMSO. C'est la bonne manière de faire. Une fois la négociation faite, je suis convaincu que Québec va donner le 'go'. » - Norman MacMillan

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