Dossier Guertin: MacMillan lance un ultimatum

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Le gouverneur des Olympiques, Norman MacMillan, donne 24 heures au maire pour qu'il fasse la démonstration de sa volonté ferme de conserver le club à Gatineau.

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La «chance au coureur» que donnaient les Olympiques à la Ville de Gatineau dans le dossier Guertin tire à sa fin. L'organisation a atteint la limite de sa patience.

Le gouverneur du club, Norman MacMillan, donne 24 heures au maire Maxime Pedneaud-Jobin pour que ce dernier fasse la démonstration de sa volonté ferme de conserver le club à Gatineau.

«Les actionnaires du club ont besoin d'une réponse rapidement dans ce dossier, ils ne peuvent plus attendre», a affirmé M. MacMillan au cours d'une entrevue enregistrée avec LeDroit.

«On a besoin de savoir si la Ville souhaite vraiment garder ses Olympiques et si c'est le cas qu'elle en fasse la preuve. On veut avoir un signe d'amour de la part de la Ville. Ça presse. Dans le cas contraire, les actionnaires devront prendre d'importantes décisions. Ce n'est pas vrai qu'ils vont attendre encore six mois pour savoir ce que l'avenir leur réserve à Gatineau.»

La réaction du gouverneur des Olympiques survient 24 heures après que LeDroit eut révélé que Gatineau explore la possibilité de demander un projet de loi privé dans le dossier Guertin. Le maire Pedneaud-Jobin a indiqué, mardi, qu'il n'était pas exclu que cette demande soit faite à l'Assemblée nationale lors de la session parlementaire d'automne.

«La Ligue de hockey junior majeure du Québec (LHJMQ) est très inquiète de la situation, rappelle M. MacMillan. Le commissaire de la ligue, Gilles Courteau, nous l'a de nouveau signifié la semaine dernière lors du repêchage. Je dois avoir une autre discussion avec lui à ce sujet au cours des prochains jours. La Ville doit prouver très rapidement qu'elle entend conserver les Olympiques et ça ne pourra pas attendre au mois de décembre. La Ville doit nous prouver, noir sur blanc, qu'on aura un aréna et quand nous l'aurons. Les actionnaires ont des décisions d'affaires à prendre. Ils ne vont pas investir dans ce club sans savoir si la Ville souhaite vraiment garder le club à Gatineau.»

Le maire Pedneaud-Jobin a fait savoir, mardi, qu'il informerait le comité exécutif des derniers développements dans le dossier au courant de la semaine. Le reste du conseil municipal doit à son tour être mis au parfum la semaine prochaine.

Sear fait ses demandes à Gatineau

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Le président des Olympiques de Gatineau, Alain Sear

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Le président des Olympiques de Gatineau, Alain Sear, demande à la Ville de lui donner l'heure juste dans le dossier Guertin et qu'elle renverse sa résolution adoptée il y a un an qui prévoit la démolition de l'actuel aréna en 2018. 

M. Sear, qui n'a pas donné suite à l'appel du Droit mercredi, a fait cette demande sur les ondes du 104,7 FM.

«On veut savoir clairement si la Ville veut garder les Olympiques, on veut savoir quelles sont les intentions après la saison 2017-2018, que la résolution disant que l'aréna doit être détruit en 2018 soit renversée et que notre bail soit prolongé jusqu'à ce que la Ville ait décidé ce qu'elle a à décider et que les Olympiques, leurs partisans et leurs partenaires ne soient pas pris en otage», a-t-il lancé au micro de l'animateur Roch Cholette. 

Le président des Olympiques en a profité pour atténuer les propos du gouverneur du club, Norman MacMillan, qui affirmait au Droit , quelques heures plus tôt qu'il donnait 24 heures au maire Pedneaud-Jobin pour qu'il fasse la démonstration de sa volonté ferme de conserver le club à Gatineau.

En ondes, Alain Sear a affirmé qu'il n'en revenait pas de lire dans LeDroit que les Olympiques donnaient un ultimatum à la Ville. «J'étais avec "Norm" quand il a parlé au journaliste et il n'a jamais été question d'ultimatum, je ne sais pas d'où ça vient le 24 heures», a-t-il attesté.

Or, au cours d'une entrevue enregistrée avec LeDroit, M. MacMillan - sans utiliser le mot «ultimatum» - a d'entrée de jeu affirmé: «On veut donner la chance au coureur pour encore 24 heures, honnêtement, on ne peut pas attendre jusqu'au mois de décembre prochain.»

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