Le conseiller Lessard remet en question les huis clos

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Le conseiller municipal et président du comité du déneigement de Gatineau, Jean Lessard

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le président du comité du déneigement de Gatineau, Jean Lessard, estime qu'une bonne partie de la présentation faite à huis clos, mardi, aurait pu être faite en public, notamment toute la partie du bilan des opérations de déneigement de l'hiver dernier, les correctifs qui ont été apportés, la question des trottoirs et les inquiétudes des citoyens.

«La direction générale et le cabinet du maire ont cependant décidé que ça se ferait tout à huis clos», a-t-il précisé.

M. Lessard n'est pas allé jusqu'à quitter la rencontre avec fracas comme l'a fait la conseillère Louise Boudrias pour protester contre la tenue à portes fermées de cette rencontre, mais il estime lui aussi qu'il y a trop de huis clos à Gatineau depuis un certain temps. «On n'en voit pas toujours la pertinence et il y a beaucoup de discussions entre collègues là-dessus présentement», dit-il. 

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a une fois de plus dû défendre bec et ongles son recours à ce qu'il appelle des «sessions de travail». Certains conseillers ne se gênent plus pour dire que le maire a la tendance au huis clos un peu trop facile.  

«Il est important parfois qu'on se parle dans le casque, notamment avec nos fonctionnaires, a réitéré le maire. Notre directeur des finances nous dit des choses qu'on ne dit pas en public. Il y a des fois où on se choque, et des fois où c'est eux qui nous disent que ce que nous proposons n'a pas de bon sens. Ce genre de discussions, c'est de la gestion d'état normale et tout ne se fait pas toujours en public.»

Mardi, le président du conseil affirmait que ces huis clos étaient nécessaires pour «protéger» les fonctionnaires municipaux.

«Ce genre de discussions, c'est de la gestion d'état normale et tout ne se fait pas toujours en public.»

Maxime Pedneaud-Jobin
maire de Gatineau

M. Pedneaud-Jobin soutient que la présentation de travail sur le déneigement devait d'abord se faire derrière des portes closes parce que le comité du déneigement n'a pas pu se réunir au préalable. Les recommandations proposées ne faisaient pas l'objet d'un appui ou non de politiciens, a-t-il ajouté.

M. Lessard précise qu'il y a eu trois rencontres du comité du déneigement, une en janvier, une en mars et la dernière il y a tout juste deux semaines. Des quatre membres élus du comité, seul M. Lessard était présent. Les recommandations des fonctionnaires étaient alors déjà faites, précise M. Lessard. Le président du comité de déneigement convient que dans ce contexte, il devait d'abord y avoir une discussion à huis clos sur les recommandations et leurs impacts sur les ressources humaines.

Il insiste toutefois pour dire qu'il aurait été «très à l'aise» de faire le bilan en public pour ensuite se retirer à huis clos pour discuter des recommandations, et revenir plus tard en public pour débattre et prendre une décision finale.

Le maire n'a pas l'intention de fléchir devant la sortie de la conseillère Boudrias. Selon lui, ces rencontres à huis clos servent à préparer le débat public.

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