Sylvie Goneau pourrait prendre parti politique

Sylvie Goneau ne ferme plus la porte à... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Sylvie Goneau ne ferme plus la porte à faire un jour le saut au sein d'un parti politique, tandis que Mike Duggan évoque la possibilité de joindre les rangs d'Action Gatineau.

Martin Roy, Archives LeDroit

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C'est souvent au moment où on s'y en attend le moins que la scène politique gatinoise offre ses plus retentissants retournements de situation.

Le conseiller Mike Duggan, l'un des plus grands pourfendeurs d'Action Gatineau et de son chef depuis le début du mandat, ouvre maintenant la porte à joindre les rangs du parti. La candidate à la mairie en 2017, Sylvie Goneau, qui fait de la défense des élus indépendants un élément central de son action politique, admet qu'elle pourrait bien un jour intégrer une formation politique et abandonner son indépendance.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin avait le sourire facile, mardi matin, quelques heures après un vote de confiance unanime des membres de son parti.

En janvier, Mme Goneau affirmait qu'un parti politique sur la scène municipale provoquait «un débat d'opposition systématique et de la confrontation», plutôt que de la saine collaboration entre élus indépendants.

Des membres du Regroupement des élus indépendants municipaux (RÉMI) pour la démocratie qu'elle a fondé ne ratent pas une occasion de vilipender la présence de partis politiques sur la scène municipale. «La présence d'un parti politique à Gatineau vient trafiquer la démocratie», affirmait au Droit le conseiller municipal Marc Carrière, membre du RÉMI, il y a quelques semaines.

Voir des élus indépendants de partout au Québec fonder des partis politiques ou joindre les rangs de formations déjà existantes fait réfléchir Mme Goneau.

«Si je vois qu'il y a une incapacité de pouvoir représenter les citoyens comme indépendante, j'ouvrirais la porte à un parti politique, je l'ai toujours dit, a-t-elle affirmé. Gatineau est dans une période de transition, je crois qu'il y a encore des possibilités pour une représentation indépendante, mais si la seule façon que j'ai de demeurer en politique c'est via un parti politique, j'aurais une décision à prendre.»

Elle a toutefois reconfirmé que ce serait à tire d'indépendante qu'elle briguera la mairie en 2017.

Le cas Mike Duggan

Le conseiller du district de Lucerne en a surpris plus d'un en affirmant lundi soir au Droit qu'il gardait l'«esprit ouvert» et qu'il ne fermait pas la porte à une adhésion à Action Gatineau.

Il en a rajouté mardi. «Il y a plusieurs exemples de partis politiques au Québec qui sont formés autour d'ambitieux, a-t-il lancé. C'est le culte de la personnalité et je trouve ça malsain. J'ai cependant remarqué lors de l'assemblée générale d'Action Gatineau que leurs procédures étaient très saines et ouvertes. C'est, il me semble, un bon système de parti. Nous avons un bon exemple de parti politique à Gatineau.»

M. Pedneaud-Jobin affirme avoir eu un «échange» avec M. Duggan sur le sujet. Il a dit que M. Duggan pouvait prendre sa carte de membre s'il le souhaitait et a ajouté qu'il y avait des processus à suivre pour les candidatures, allant d'un passage devant le comité de candidature jusqu'à l'investiture.

Le maire a affirmé qu'il trouverait «plus simple et plus intéressant» de devoir affronter un autre parti politique aux élections de 2017. «Parce que ce sont des idées claires, des programmes clairs et cohérents qui s'affrontent et parce que le meilleur véhicule sinon le seul pour faire ça c'est un parti, a-t-il affirmé. Un candidat à la mairie, seul, c'est assez difficile pour lui de faire ça. Un parti amène une structure qui enrichit énormément le débat public.»

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