Surplus et quête d'identité à l'aéroport de Gatineau

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L'aéroport de Gatineau a terminé l'année 2015 avec un léger surplus budgétaire.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Après plusieurs années déficitaires, l'aéroport de Gatineau a terminé l'année 2015 avec un léger excédent de 54 162$. Il s'agit du deuxième exercice budgétaire positif de suite pour l'organisation.

Cet excédent budgétaire survient alors que la Ville de Gatineau a réduit sa contribution annuelle de moitié par rapport à 2014 pour atteindre 327 000$ en 2015. 

Un total de 42 700 mouvements aériens ont été comptabilisés l'an passé à Gatineau. Cette performance permet à l'aéroport de Gatineau de se positionner au cinquième rang des aéroports régionaux au Canada, deuxième au Québec. Une quatrième école de pilotage s'est installée et un nouveau transporteur est venu remplacer Pascan Aviation. La compagnie NextJet offrira une desserte Kitchener-Peterborough-Gatineau-Montréal dès le 30 mai prochain. 

L'année du plan de relance

L'année 2015 a aussi été celle de l'adoption, en décembre, du plan de relance de l'aéroport de Gatineau.

«Notre cible stratégique est de développer une grappe... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 2.0

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«Notre cible stratégique est de développer une grappe aéronautique», affirme le directeur général de l'aéroport, Gaston Cloutier.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Les premiers mois de mise en place de ce plan font ressortir l'importance de mettre des efforts dans la prospection, a souligné le directeur général Gaston Cloutier. «La prospection est un élément important dans le domaine de l'aéronautique parce que c'est un secteur qui est très compétitif, a-t-il affirmé. Notre cible stratégique est de développer une grappe aéronautique. Nous allons mesurer notre succès quand nous aurons attiré une nouvelle grosse entreprise sur le site de l'aéroport. Un plan de relance, c'est un marathon où plusieurs intervenants doivent travailler ensemble, avec tous les paliers de gouvernement.»

Le président, le conseiller Jean Lessard, a mentionné que l'aéroport de Gatineau est le seul aéroport à devoir assumer seul son propre développement économique. Le conseil d'administration de l'aéroport recommande d'ailleurs à la Ville de Gatineau de donner à la nouvelle commission de développement économique de Gatineau le mandat de faire de la prospection dans le secteur aéronautique.

Le maire et président de Développement économique-CLD Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a indiqué que la question de la prospection sera l'une des premières que devra se poser la nouvelle commission de développement économique en juin prochain. «Nous croyons beaucoup à cette infrastructure, mais l'avenir de l'aéroport dépasse la prospection, a-t-il affirmé. Il y a des choses qui se font ici pour lesquelles nous n'utilisons pas suffisamment notre aéroport.»

La conseillère et candidate à la mairie en 2017, Sylvie Goneau, est d'avis que Gatineau doit être prête à investir l'argent qu'il faut pour relancer l'aéroport et en faire un véritable outil de développement économique.

«Les experts du développement économique doivent mettre l'épaule à la roue, a-t-elle dit. Ça prend du leadership, une vision claire, un plan d'action et qu'on sache combien d'argent ça va prendre et il faut être prêt à mettre cet argent-là. Des fois, il faut faire des choix difficiles, mais s'il y a des opportunités de création d'emploi et de développement économique, on ne peut pas passer à côté de ça.»

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