Vingt nouveaux suppléments au loyer à Gatineau

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Le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux (à gauche), était de passage à Gatineau samedi.

Martin Roy, LeDroit

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Québec a récemment modifié son approche en matière de lutte à l'itinérance et ces changements ont pu être constatés samedi, à Gatineau.

Le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, était de passage en Outaouais pour annoncer l'ajout de 20 nouveaux programmes de supplément au loyer (PSL), du financement qui est directement offert pour les personnes en situation d'itinérance ou en risque de le devenir.

Ce financement sera géré par l'Office municipal d'habitation (OMH) de Gatineau et devra donc être octroyé aux personnes les plus vulnérables dans la région. Rappelons que le PSL permet à une personne démunie de se trouver un logement en payant, au maximum, un loyer équivalent à 25% de son salaire.

En conférence de presse, M. Coiteux a indiqué que cette annonce découle directement du plan d'action interministériel 2015-2020 en itinérance. Il parle d'une approche «basée sur la souplesse» qui permet de s'adapter «aux réalités régionales». 

«L'époque du mur à mur est révolue. Dans ce cas-ci, nous avons su agir dès que le milieu en a fait la demande», soutient Martin Coiteux.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, est venu appuyer ces propos du ministre en affirmant que la demande pour ces 20 PSL a été formulée à la députée de Hull, Maryse Gaudreault, seulement neuf jours avant l'annonce de samedi.

«L'OMH a travaillé un bout de temps pour trouver des solutions, notre service du développement des communautés aussi. À un moment donné, nos services nous ont dit, c'est le temps de faire une intervention. [...] Ça, c'était le 12 mai. [...] Ç'a été vraiment performant comme décision politique et administrative.»

Selon Maryse Gaudreault, l'ajout de 20 PSL «ne va pas éradiquer d'un coup» l'itinérance à Gatineau. Elle - tout comme le maire de Gatineau - mentionne cependant qu'il s'agit d'un important pas dans la bonne direction. 

«C'est difficile d'évaluer le besoin de façon précise, notamment dans le cas des personnes qui sont à risque d'itinérance. Lorsqu'on demande combien on aurait besoin (de PSL) pour régler le problème, ce n'est pas tout à fait de cette façon-là que ça se pose, explique M. Pedneaud-Jobin. Vingt, ça couvre la demande qu'on avait présentement.»

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