Contrat contesté: ITSmax ne se qualifiait pas, tonne la STO

«Il fallait que la firme soit en mesure... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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«Il fallait que la firme soit en mesure de nous démontrer qu'elle avait la capacité de livrer un produit éprouvé», a insisté le président de la STO, Gilles Carpentier. «La firme ITSmax n'a pas été en mesure (de le faire).»

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Après avoir été sur la défensive toute la journée de mercredi, la Société de transport de l'Outaouais (STO) est passée à l'attaque jeudi, expliquant clairement les raisons qui l'ont menée à octroyer un contrat à une firme française dont la soumission pour un système de communication était 3 millions $ plus élevée que celle du plus bas soumissionnaire.

L'octroi de ce contrat par la STO à la firme Ineo Systrans s'est retrouvé au coeur de la tempête qui déferle à l'Assemblée nationale depuis 48 heures et qui a donné lieu, jeudi, au renvoi de la sous-ministre des Transports, Dominique Savoie, et du chef de cabinet du même ministère, plongeant ainsi le gouvernement dans une nouvelle crise de confiance. 

Le président de la STO, Gilles Carpentier, a voulu dissiper les doutes quant à la légitimité du transporteur public d'octroyer ce désormais controversé contrat à la firme Ineo Systrans plutôt qu'à la firme québécoise ITSmax de Brossard, dont l'actionnaire Guy Sirois a remis en questionle processus ayant mené au choix du soumissionnaire sur toutes les tribunes, jeudi. 

«Il fallait que la firme soit en mesure de nous démontrer qu'elle avait la capacité de livrer un produit éprouvé, a insisté M. Carpentier. La firme ITSmax n'a pas été en mesure de démontrer cette capacité au point où le système d'aide à l'exploitation était, et je cite la soumission, "à développer". Ce n'était donc pas un produit éprouvé.» 

La STO a aussi voulu réitérer ce qu'elle avait déjà affirmé au Droit, mercredi, concernant la réduction de ses demandes par rapport à certains éléments du contrat octroyé à la firme Ineo Systrans. M. Carpentier a vivement réagi aux allégations de M. Sirois voulant que la STO ait modifié ses demandes afin de favoriser la firme française. «C'est une fausseté, dit-il. Nous n'avons jamais manipulé quoi que ce soit de manière à favoriser qui que ce soit, ce n'est pas une pratique à la STO. Nous disposions d'un budget et nous nous réservions le droit d'exercer certaines options pour le respecter, ce qui est une pratique courante dans des appels d'offres.»

M. Carpentier a aussi confirmé de nouveau ce qui a été publié dans LeDroit voulant que l'estimation des coûts maximums de 8 millions $ inscrite à l'appel d'offres ne se retrouvait pas dans le devis et n'était donc pas une condition de conformité pour les soumissionnaires, contrairement à ce qu'affirme l'actionnaire d'ITSmax.

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