Des changements et des erreurs au devis de la STO

La Société de transport de l'Outaouais (STO) a réduit ses demandes pour... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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La Société de transport de l'Outaouais (STO) a réduit ses demandes pour l'acquisition d'un nouveau système de communication après l'ouverture des soumissions, en février 2015, ce qui a permis à la firme française Ineo Systrans d'offrir un prix de justesse en deçà du coût maximal estimé par le transporteur public dans son appel d'offres.

En entrevue avec LeDroit, l'actionnaire de la firme ITSmax de Brossard, Guy Sirois, affirme que son compétiteur français était 300 000$ au-dessus du prix maximal estimé par la STO lors de l'ouverture des soumissions, le 26 février 2015.

«La STO a immédiatement décidé de réduire de 300 à 150 le nombre d'appareils compte-personnes qu'elle souhaitait acquérir et installer dans ses véhicules, explique-t-il. Cela a fait diminuer les soumissions de tous les participants et a permis du même coup à Ineo Systrans de se qualifier de justesse à 7,9 millions $. Sans ce changement, la soumission de cette firme n'était pas recevable selon le devis technique préparé par la firme AECOM, qui indiquait clairement que le prix maximum accepté était de 8 millions $.»

La STO réfute vivement cette affirmation de l'actionnaire d'ITSmax. «Le chiffre de 8 millions $ n'était qu'une estimation, et de le respecter n'était pas une condition à l'octroi du contrat, assure la porte-parole Céline Gauthier. Il n'y avait aucune obligation pour les soumissionnaires. Les appareils de compte-personnes faisaient partie des éléments en option dans le devis et comme nous avions un budget serré nous avons décidé d'en réduire le nombre. Cette décision n'a rien à voir avec les prix soumis par les soumissionnaires.»

Ce changement au devis n'apparaît toutefois pas dans la résolution du conseil d'administration de la séance de février où le contrat a été octroyé à la firme française. 

Nouveau contrat

La STO ne fait aussi aucune mention dans son communiqué de réaction publié mercredi d'un autre contrat octroyé la firme Ineo Systrans, celui-là beaucoup plus récent, daté du 31 mars dernier, et dont LeDroit a pris connaissance en fin de journée mercredi.

Ce contrat force le transporteur public à dépenser une somme additionnelle de 433 000$ parce que le devis technique préparé par AECOM ne respectait pas les exigences de la STO quant au modèle des 366 routeurs à déployer pour faire fonctionner le nouveau système de communication. 

Dans son communiqué, la STO affirme avoir agi «selon les règles de l'art» et en conformité avec le processus d'appels d'offres. En fin d'après-midi, Mme Gauthier a indiqué au Droit que le nouveau contrat de 433 000$ «découle directement d'une erreur de la firme AECOM, qui a préparé nos devis et qui nous a mal conseillée avec un routeur incompatible avec les spécifications identifiées». 

Mme Gauthier ajoute que cette erreur de la firme AECOM provoque des délais d'exécution dans le déploiement du nouveau système et des frais additionnels pour la STO. «Le conseil d'administration de la STO a déjà mandaté la direction générale afin de prendre les mesures nécessaires auprès d'AECOM pour récupérer les montants dépensés en surplus», a-t-elle ajouté.

M. Carpentier a toutefois ajouté, à la toute fin de son point de presse matinal, que la STO allait présenter jeudi le très attendu rapport sur l'étude des dépassements de coûts dans le projet Rapibus. 

- Avec Justine Mercier

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