Un contrat contesté met la STO dans l'embarras

Un long passage de l'article de L'actualité ramène... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

Agrandir

Un long passage de l'article de L'actualité ramène à l'octroi d'un contrat de la STO pour un système d'aide à l'exploitation et d'informations aux voyageurs.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Un contrat pour un système de communication octroyé par la Société de transport de l'Outaouais (STO) en 2015 à une entreprise française qui n'était pas le plus bas soumissionnaire a placé le président du transporteur public Gilles Carpentier, et toute l'organisation, sur la défensive mercredi.

«Je ne peux rien vous dire parce que... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit) - image 1.0

Agrandir

«Je ne peux rien vous dire parce que je n'ai pas lu l'article, laissez moi le temps de prendre connaissance du dossier», a affirmé le président de la STO, Gilles Carpentier.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

Le magazine L'actualité a publié un long article concernant des tensions dans les directions régionales du ministère des Transports en lien avec les activités de vérification du ministère des Affaires municipales et de l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

Un long passage ramène à l'octroi d'un contrat de la STO, il y a un an, à l'entreprise Ineo Systrans, dont le prix de 7,8 millions $ pour l'implantation d'un système d'aide à l'exploitation et d'informations aux voyageurs était 3 millions $ plus élevé que celui soumis par un deuxième soumissionnaire, ITSmax de Brossard.

En entrevue avec LeDroit, l'actionnaire d'ITSmax, Guy Sirois, affirme qu'en choisissant la compagnie française, la STO doit en plus essuyer des pertes de 3 millions $ afin de remplacer de l'équipement non compatible installé en 2012 par sa compagnie dans le cadre d'un premier contrat lié au Rapibus et touchant 47 véhicules. Cette information est toutefois démentie officiellement par la STO, qui affirme que l'équipement est tout à fait fonctionnel et qu'il n'y a aucune perte financière pour l'organisation, malgré le changement d'équipement.

La STO a refusé une demande d'accès à l'information de la part d'ITSmax, affirme M. Sirois, qui souhaite obtenir des réponses de la société de transport sur le choix du soumissionnaire. La compagnie de Brossard s'est alors tournée vers l'UPAC qui refuse d'intervenir tant que le ministère des Affaires municipales n'aura pas terminé sa propre enquête, ce qui, selon la STO, est actuellement en cours. M. Sirois affirme avoir interpellé le ministère des Affaires municipales concernant cette situation en avril 2015.

Le président «ne peut rien dire»

Le président de la STO n'a voulu répondre à aucune question sur le sujet au terme de la séance du comité exécutif de la Ville de Gatineau. «Je ne peux rien vous dire parce que je n'ai pas lui l'article, laissez moi le temps de prendre connaissance du dossier», a-t-il affirmé après de longues minutes à huis clos. «Ce contrat-là a été attribué pendant le mandat actuel, c'est le seul commentaire que je vais faire», a affirmé M. Carpentier. 

«Je ne peux pas présumer qu'il y a une problématique avant d'avoir étudié le dossier, a-t-il poursuivi. Je ne vais pas tirer des conclusions aussi promptement avant d'avoir lu l'article et de m'être assis avec les responsables de l'approvisionnement. Je dois voir pourquoi nous avons pris cette décision-là. Nous l'avons pris avec l'avis des experts. Ce n'est pas une décision aveugle.»

La sous-ministre commente

En commission parlementaire sur l'administration publique, mercredi après-midi, la sous-ministre aux Transports, Dominique Savoie, a affirmé avoir été saisie du dossier de la STO et avoir fait une évaluation de la grille d'analyse qui n'accordait que 25% des points au prix et 75% à la qualité. «On ne pouvait pas mettre en doute l'appréciation du comité de sélection», a-t-elle affirmé. Elle ajoute avoir elle-même communiqué avec la direction de la STO pour qu'elle s'explique auprès du soumissionnaire ITSmax à cause des nombreuses préoccupations véhiculées par ce dernier. Elle a aussi proposé à ITSmax de recourir à l'UPAC si la firme jugeait qu'il y avait quelque chose de «criminel» dans ce dossier.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer