Les cols bleus de Gatineau signent leur convention

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, et le... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Agrandir

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, et le président du syndicat des cols bleus, Denis Savard, ont signé mardi une nouvelle convention collective après trois ans de négociations.

Patrick Woodbury, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La nouvelle convention collective des cols bleus de Gatineau, signée mardi, renferme des éléments qui permettront à la Ville d'avoir plus souvent recours à ses propres employés plutôt qu'à de la sous-traitance, et ce dans divers domaines.

Il en résultera des économies pour la Ville et des gains en ressources humaines pour les cols bleus. 

« Les modifications à la convention collective nous permettent d'avoir une meilleure efficacité comme organisation et c'est là que cette négociation a été intéressante pour tout le monde, a noté le maire Maxime Pedneaud-Jobin. Nous avions tous l'objectif d'être plus efficaces, et plus nous sommes efficaces, plus nous sommes capables de faire des choses à l'interne, avec des coûts les plus bas possible, et plus ça nous donne le goût de la faire avec notre propre monde. »

Le maire de Gatineau a précisé que la nouvelle convention collective qui sera en vigueur du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2018 comprend des augmentations salariales de 2,5 % les deux premières années, et de 2 % pour les années 2015 à 2018, ce qui respecte le cadre financier établi par la Ville. Le régime de retraite a aussi été restructuré en fonction de la nouvelle loi.

Le nouveau contrat de travail vient aussi répondre à de vieilles demandes de l'employeur datant parfois de l'époque de la fusion municipale. Des clauses améliorent la répartition des employés temporaires et des heures supplémentaires. L'implantation d'un nouveau quart de travail de soir dans la section aqueducs, égouts et pavage de surface permettra aussi à la Ville d'avoir du personnel payé en temps régulier sur une base de 24 heures. 

Le président du syndicat des cols bleus, Denis Savard, note pour sa part que ses membres profitent de gains pour les vacances et les salaires. Il ajoute que 45 emplois seront aussi créés.

« Dans une négociation, il faut toujours laisser une chance à la partie adverse de s'exprimer, a affirmé M. Savard. Il faut lui laisser une porte de sortie. Si tu la coinces dans un coin, c'est certain qu'elle n'aimera pas ça et que ça va mal finir. Nous avons eu plus de 80 rencontres de négociations qui se sont étalées sur trois ans. Nous avons eu des discussions franches, parfois houleuses, mais toujours respectueuses et nous sommes parvenus à trouver des solutions gagnantes pour tout le monde. »

M. Pedneaud-Jobin a dit espérer que la signature de la convention collective des cols bleus agisse comme un effet d'entraînement pour les autres syndicats avec qui la Ville négocie toujours, notamment les cols blancs. Les policiers et les pompiers ont quitté la table des négociations il y a quelques semaines. Les policiers ont entamé le processus pour une demande d'arbitrage. Les pompiers pourraient le faire le 17 mai prochain. 

« Je ne peux qu'espérer que cela ait une influence sur les autres négociations, a dit le maire. Je ne peux qu'espérer qu'ils [pompiers et policiers] reviennent à la table. On démontre qu'on peut avoir de bonnes relations de travail. Ça n'a pas toujours été le cas, mais c'est possible quand on cherche des solutions ensemble »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer