«Le début de la fin» des indépendants?

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La conseillère gatinoise et fondatrice du RÉMI, Sylvie Goneau

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Si le parti Action Gatineau devait faire élire plus de conseillers en 2017, ou même obtenir une majorité, cela pourrait provoquer «le début de la fin» des élus indépendants à Gatineau, croit la candidate à la mairie aux élections de 2017, Sylvie Goneau.

C'est la «triste réalité» que provoquent des règles de financement qui ne sont pas équitables entre les élus indépendants et les partis politiques, ajoute la présidente du Regroupement des élus municipaux indépendants (RÉMI) pour la démocratie. 

L'annonce, vendredi, de la fondation d'un parti politique par le maire de Saguenay, Jean Tremblay, lui-même l'un des plus grands pourfendeurs des partis politiques au palier municipal, est une autre preuve que les jours des élus indépendants sont comptés dès qu'un parti politique naît dans une ville, estime Mme Goneau. Cette dernière tentait toujours, lundi, d'entrer en contact avec le maire de Saguenay afin d'obtenir ses explications. «Partout, des indépendants décident de se constituer un parti politique pour avoir une chance de se battre à armes égales, pour faire du financement pendant quatre ans, explique la conseillère gatinoise. Combien d'élus indépendants se sont réunis dans un parti par obligation, mais sans vraiment le vouloir? Des élus qui sont indépendants coeur et âme sont obligés de le faire. Les conseillers indépendants se voient forcés à abandonner leur idéologie, leurs valeurs et leur vision parce que la loi provinciale est injuste.»

Mme Goneau croit que certaines municipalités, comme Gatineau, offrent encore l'opportunité d'avoir des indépendants dans le paysage politique, alors que dans d'autres villes comme Longueuil, Lévis ou encore Terrebonne, ils sont carrément en voie de disparition. 

«Gatineau offre encore une possibilité en 2017 de conserver un conseil fortement représenté par des indépendants, mais les résultats pourraient avoir un impact important pour les élections de 2021, affirme Mme Goneau.  Le parti Action Gatineau se présenterait alors pour un troisième mandat, il aurait encore plus d'argent, il serait de plus en plus difficile à contrer. Je ne sais pas jusqu'où la population comprend le rôle des indépendants et les changements qu'apportent les partis politiques autour de la table d'un conseil.»

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