De rares fleurs pour le service d'urbanisme

L'investissement de 70 millions $ viendra complètement transformer... (Courtoisie)

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L'investissement de 70 millions $ viendra complètement transformer le centre commercial Les Galeries d'Aylmer et le secteur à l'angle de la rue Principale et du boulevard Wilfrid-Lavigne.

Courtoisie

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Le service d'urbanisme de la Ville de Gatineau est régulièrement sous le feu nourri de promoteurs immobiliers mécontents, mais il faut aussi rendre à César ce qui revient à César et reconnaître que la situation s'améliore, insiste le vice-président du Groupe Heafey, Charles Masse.

Ce dernier cite en exemple le plus récent projet immobilier que sa firme pilote en collaboration avec le Groupe Maurice, dans le secteur Aylmer, pour démontrer que tout ne va pas mal à l'urbanisme.

L'investissement de 70 millions $ viendra complètement transformer le centre commercial Les Galeries d'Aylmer et le secteur à l'angle de la rue Principale et du boulevard Wilfrid-Lavigne. Le projet consiste en deux tours de sept et huit étages qui totaliseront 330 unités de logement destinées aux jeunes retraités et aux personnes âgées autonomes. Le bâtiment qui abritait l'ancien magasin Canadian Tire sera entièrement démoli afin de construire les deux bâtiments résidentiels, qui accueilleront le marché d'alimentation Super C au rez-de-chaussée. Cette transformation nécessitera une réorganisation complète du centre commercial. 

Esprit de collaboration

C'est avant tout le travail fait auprès de la communauté avec la collaboration du service d'urbanisme qui est digne de mention dans ce projet, note M. Masse. Le vice-président du Groupe Heafey n'hésite d'ailleurs pas à souligner l'ardeur avec laquelle l'administration du maire Maxime Pedneaud-Jobin l'a convaincu d'aborder autrement la planification de ce projet immobilier.

«Avec la collaboration et la complicité du service d'urbanisme, nous avons vraiment travaillé en amont afin de ne pas imposer un projet à la communauté, explique M. Masse. Nous avons organisé une consultation publique, une vraie, dès le début du processus, en octobre dernier. Cela a permis de modifier certains éléments du projet et de voir venir ce qui était susceptible de provoquer des tensions dans la communauté. Quand on connaît les réticences des citoyens dès le début, c'est plus facile de travailler avec eux. Dans notre cas, ç'a été très profitable pour nous de travailler de cette façon. C'est un des fruits du changement de culture à l'urbanisme. Leur aide a été énorme.»

Il revient aux promoteurs de déterminer de quelle façon ils souhaitent travailler, mais selon M. Masse, cette initiative permet dès le départ d'empêcher de mauvaises interprétations de la part des citoyens face à des projets d'envergure. Son projet vient d'ailleurs de passer le dernier niveau d'acceptation. Aucun citoyen, note-t-il, n'a demandé l'ouverture d'un registre pour empêcher la modification nécessaire au zonage pour ériger des tours de sept et huit étages sur ce terrain. 

Des choses à peaufiner

M. Masse est bien conscient que tout n'est pas parfait au service de l'urbanisme de la Ville de Gatineau. Plusieurs éléments demeurent encore à peaufiner pour adoucir la grogne des gens d'affaires et des promoteurs immobiliers, mais «la roue tourne maintenant dans le bon sens», dit-il. 

Selon lui, de mauvaises décisions prises sous l'ère Ducharme et Bureau ont provoqué les nombreuses problématiques vécues depuis plusieurs années à l'urbanisme. «Le maire actuel est un peu pris là-dedans, affirme M. Masse. Il y a présentement des efforts évidents qui se font. La directrice Catherine Marchand fait un bon travail. Il faut laisser la chance au coureur.»

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