Les policiers de Gatineau demandent l'arbitrage

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Le président de la Fraternité des policiers de Gatineau, Jean-Pierre Bussière

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Devant le refus catégorique de la Ville de Gatineau de bonifier son offre dans le cadre des négociations pour une nouvelle convention collective, la Fraternité des policiers de Gatineau a fait la demande officielle au ministère du Travail pour amorcer le processus d'arbitrage des différends.

Le président de la fraternité, Jean-Pierre Bussière, a confirmé l'information au Droit en début d'après-midi. Il met ainsi la menace brandie la semaine dernière à exécution. «Cette décision a été appuyée à l'unanimité par nos membres en assemblée, a-t-il affirmé. Le cadre de négociation imposé par la Ville nous mène dans une impasse. C'est impossible d'en arriver à une entente avec une fourchette de 2%.»

M. Bussière affirme que la demande d'arbitrage représente un risque calculé pour ses membres. Il se dit confiant de pouvoir obtenir un meilleur règlement de cette façon, notamment parce que l'arbitre devra utiliser des comparables avec les autres corps policiers du Québec. 

Le ministère du Travail a maintenant dix jours pour nommer un arbitre dans ce dossier. Le processus pourrait s'étendre sur une période allant jusqu'à deux ans, croit M. Bussière. Ce dernier ajoute que des moyens de pression ne sont pas écartés, même si aucune action n'est encore prévue à court terme. 

La Fraternité des policiers de la Ville de Gatineau affirme continuer de souhaiter une entente négociée et se dit prête à retourner à la table des négociations si la Ville bonifie son offre. Dans le cas où c'est l'arbitre qui déterminera les conditions de travail des policiers, le contrat de travail ne pourra pas dépasser une durée de trois ans. 

Les pompiers seront les prochains

Le président du syndicat des pompiers de Gatineau, Stéphane Noël, prévoit emboîter le pas d'ici deux semaines. Ses membres seront réunis en assemblée le 17 mai prochain et il s'attend à ce que l'insatisfaction soit à ce point généralisée qu'une demande d'arbitrage soit aussi acheminée au ministère du Travail par le syndicat des pompiers.

«Cette option sera sérieusement à considérer parce que nous n'obtiendrons certainement pas moins en allant devant un arbitre dit-il. Nous avons une clause qui prévoit que notre augmentation de salaire minimale doit être équivalente à l'IPC. Il n'y a pas un arbitre qui va nous retirer cette clause-là. Ou bien le maire ne sait pas compter, ou bien il se fait raconter n'importe quoi.»

M. Noël ne s'attendait pas à ce que Gatineau bonifie son offre aux pompiers immédiatement. «Les cols bleus viennent de signer à l'intérieur du même cadre, rappelle-t-il. Ils auraient crié. Mais la Ville va peut-être finir par comprendre le gros bon sens quand des casernes vont recommencer à fermer parce qu'il n'y aura pas suffisamment d'officiers pour faire les remplacements. On va se retrouver dans la même position que la dernière fois. Les conditions ne sont tout simplement pas assez intéressantes pour créer une relève chez les officiers.» 

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