Les surverses d'égout nuisent au développement

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Le problème des surverses d'égout continue de donner des maux de tête aux ingénieurs municipaux.

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Malgré les correctifs apportés au cours des dernières années, une dizaine d'endroits à Gatineau voient toujours leur développement et leur densification freinés à cause de la trop faible capacité de certains de ses égouts.

Le problème des surverses continue de donner des maux de tête aux ingénieurs municipaux. En 2013, un total de 22 surverses étaient jugées problématiques par la Ville. À la moindre forte pluie, ces égouts étaient susceptibles de se déverser directement dans la rivière des Outaouais ou dans les ruisseaux avoisinants. 

Ces surverses problématiques ont été réduites à 10 en 2016, mais leur impact sur la santé de la rivière et la vitalité économique de la Ville de Gatineau continuent de se faire sentir. Corriger la situation coûterait, au bas mot, plus de 350 millions $ à la Ville de Gatineau, a indiqué le service des infrastructures, mardi, en comité plénier. 

La Ville de Gatineau est consciente qu'il y a eu plus de 1400 épisodes de surverses dans ses infrastructures l'an dernier, mais elle est incapable de déterminer quel est le volume d'eau usée qui s'est retrouvé dans les cours d'eau. La directrice du service de l'environnement, Chantal Marcotte, précise que des appareils permettant de mesurer la durée des débordements seront installés sur toutes les infrastructures de surverses d'ici juillet. «Nous devrions être en mesure d'estimer le volume des déversements en 2017, dit-elle, et nous pourrons alors mieux prioriser les correctifs à faire.»

Somme suffisante? 

La Ville de Gatineau a prévu un montant de 3 millions $ afin de faire des correctifs dans ses surverses entre 2017 et 2022.

Questionnée à savoir si les investissements prévus étaient suffisants, la conseillère et candidate à la mairie en 2017, Sylvie Goneau, n'a pas été en mesure de se prononcer. «J'ai toujours été d'avis que nos cours d'eau sont importants et qu'ils font partie de notre qualité de vie, mais pour investir plus pour éliminer les surverses problématiques, il faudra couper ailleurs, a-t-elle indiqué. C'est une décision du conseil et pas juste la mienne.» Mme Goneau a indiqué ne pas détenir suffisamment d'information pour partager sa vision des choses dans ce dossier.

La directrice des opérations au Québec pour Sentinelle Outaouais, Adèle Michon, est d'avis que Gatineau devrait faire plus qu'uniquement se conformer aux normes provinciales dans ce domaine. «C'est le problème le plus important dans la région, dit-elle. C'est une question importante pour la biodiversité, mais aussi pour la santé publique. Je suis cependant encouragée parce que ça fait longtemps que la Ville a besoin d'un plan d'action pour régler le problème des surverses. Elle pourra bientôt prioriser les travaux à faire.»

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