L'ombudsman lance les fleurs et le pot au service d'urbanisme

L'ombudsman de la Ville de Gatineau, André Guay,... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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L'ombudsman de la Ville de Gatineau, André Guay, n'est pas prêt à dire que le nombre de plaintes à la baisse s'inscrit dans une tendance.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Les efforts pour changer la culture au service d'urbanisme de la Ville de Gatineau commencent à porter fruit, note le Bureau de l'ombudsman, mais bien du travail reste à faire. Le tiers des activités de l'ombudsman, en 2015, concernait des dossiers liés à ce même service.

Le rapport annuel de 2015 du Bureau de l'ombudsman présenté en comité plénier, mardi, fait état de 177 demandes d'interventions de citoyens. Il s'agit d'une baisse de 21% par rapport à 2014, alors que 225 citoyens avaient eu recours à ce service de dernier recours. Le président du Bureau de l'ombudsman, André Guay, n'est cependant pas prêt dire que cette baisse s'inscrit dans une tendance. 

De tous les services municipaux, c'est du service de l'urbanisme que semblent surgir les dossiers les plus compliqués. «Le Bureau constate que le citoyen vit encore de grandes frustrations lorsqu'il est question d'urbanisme, peut-on lire dans le rapport. Les problématiques concernant la difficulté à obtenir des informations justes et précises, des délais trop longs et le grand nombre d'intervenants municipaux ne favorisent pas une communication efficiente entre les services.»

S'il n'hésite pas à écorcher le service de l'urbanisme, M. Guay rend tout de même à César ce qui lui revient. «Le Bureau souligne également les progrès en urbanisme par l'arrivée de nouveaux outils et la trentaine d'objets traités dans le cadre du règlement omnibus, poursuit-il. Cela devrait faciliter la délivrance des permis et la diminution des délais.»

Le président du conseil municipal, Daniel Champagne, a affirmé accueillir positivement le rapport 2015 du Bureau de l'ombudsman, mais a paru un peu irrité par le ton de ce dernier. «En urbanisme, ce sont 56 dossiers sur plus de 7000 demandes de permis, a-t-il tenu à souligner. Dans une proportion de 99,2%, les dossiers ne se rendent pas à l'ombudsman. Pour moi, c'est positif. Il faut aussi porter un regard général sur la situation. Il y a aussi un le sondage de satisfaction qui démontre que 82% des citoyens sont satisfaits des services qu'ils reçoivent de leur ville et la diminution de 21% du nombre de plaintes au Bureau de l'ombudsman. Pour moi, tout ça est révélateur de l'amélioration de nos services.»

«56 plaintes de trop», dit Goneau

La conseillère Sylvie Goneau avait pour sa part une note discordante de celle du président du conseil municipal.

«Ces 56 plaintes sont 56 plaintes de trop, a-t-elle affirmé à la table du conseil. Le dépôt du rapport nous amène un challenge qui est de nous demander si nous voulons aller au bout de la mesure pour offrir un meilleur service à la population.»

Selon elle, le conseil doit décider s'il souhaite viser l'excellence ou s'il est prêt à vivre avec un certain niveau de plaintes. Elle n'a cependant pas voulu préciser sa pensée sur cet élément précis. «Je ne suis qu'un vote autour de la table», s'est-elle défendu. 

M. Champagne reconnaît que la Ville doit s'attarder à ces dossiers problématiques, mais il a affirmé ne pas être d'accord avec sa collègue candidate à la mairie en 2017. 

«Il faut être efficace, mais je ne pense pas qu'on pourra éliminer complètement toutes les plaintes», dit-il.

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