Champagne n'en croit pas ses oreilles

Le président du conseil municipal, Daniel Champagne... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Le président du conseil municipal, Daniel Champagne

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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N'en déplaise au Regroupement des élus municipaux indépendants (RÉMI) pour la démocratie et à certains de ses membres, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a été élu démocratiquement, au suffrage universel et avec plus de 50% des voix exprimées sur tout le territoire de la Ville, a tenu a rappeler, lundi, le président du conseil municipal, Daniel Champagne.

Le conseiller Marc Carrière, qui a officiellement adhéré au RÉMI, vendredi dernier, a affirmé que la présence d'un parti politique à Gatineau venait «trafiquer la démocratie». Selon lui, en présence d'un parti politique, le choix du maire ne devrait plus revenir à la population par le biais du suffrage universel, mais aux élus du conseil municipal.

«Quand j'ai pris connaissance de ces commentaires, je me suis dit: ben voyons donc, ça n'a aucun sens, lance le président du conseil municipal. Une des bases de la démocratie est justement de pouvoir se regrouper autour d'idées et de tenter de les faire avancer démocratiquement. Je suis absolument surpris de voir que des élus autour de la table du conseil peuvent remettre en question l'existence d'un parti politique à Gatineau. Le maire a été élu démocratiquement. Il a été élu avec un programme, lequel a inspiré le programme du conseil et c'est là-dessus que nous devons tous travailler.»

Daniel Champagne, élu indépendant du district du Versant, affirme aussi avoir de la difficulté à saisir la logique derrière le RÉMI. «Je me demande comment ils peuvent à la fois parler de regroupement et d'indépendants, dit-il. Ça, je ne le comprends pas. Ou bien on se regroupe, ou bien on est indépendant. Dans les deux cas, on doit accepter les règles qui viennent avec notre choix.»

Le président du conseil croit cependant que la présence d'un parti à Gatineau doit mener à une réflexion sur la gouvernance politique. L'Union des municipalités du Québec (UMQ) devrait jouer un rôle actif dans cette réflexion, ajoute-t-il. 

Vendredi dernier, les élus Marc Carrière, Josée Lacasse, Denis Tassé et Jean-François LeBlanc ont adhéré au RÉMI, fondé par la conseillère et candidate à la maire de Gatineau en 2017, Sylvie Goneau.

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