Attaque contre les partis politiques: «insultant», dénonce Charles Masse

Par sa missive, Charles Masse a voulu répondre... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Par sa missive, Charles Masse a voulu répondre au conseiller de Masson-Angers, Marc Carrière, qui affirmait que le parti politique «vient trafiquer la démocratie» à Gatineau.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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L'homme d'affaires Charles Masse a publié une lettre ouverte sur les médias sociaux, samedi matin, pour dénoncer ce qu'il décrit comme de la démagogie dans le débat sur la pertinence des partis politiques sur la scène municipale.

Les propos ont été tenus au lendemain de l'adhésion de quatre autres conseillers gatinois au Regroupement des élus municipaux indépendants (RÉMI), fondé par l'élue et candidate à la mairie, Sylvie Goneau.

Par cette lettre, M. Masse a voulu répondre au conseiller de Masson-Angers, Marc Carrière, qui affirmait que les partis politiques «viennent trafiquer la démocratie». Ce dernier soutenait également que «la structure à Gatineau n'est pas faite pour avoir un ou des partis politiques» puisque les élus associés au parti «profitent d'informations privilégiées».

«On nous dit que nous, Gatinois et Gatinoises, on n'est pas assez intelligents, pas assez matures. Qu'on ne pourrait pas comprendre les complexités politiques d'un parti. [...] Ça, comme citoyen, je me sens un peu brimé, je trouve que c'est insultant», affirme Charles Masse en entrevue avec LeDroit.

Comme ailleurs au Québec

L'homme d'affaires souligne dans sa missive que 116 partis politiques municipaux existent actuellement au Québec dans 76 municipalités, y compris des villes aussi petites Saint-Joseph-du-Lac, dans les Laurentides.

M. Masse explique avoir participé à un colloque sur l'urbanisme organisé par Action Gatineau l'an dernier. Il dit avoir été impressionné par l'allure des discussions et du niveau de participation pour cet événement. Il affirme apprécier le processus de réflexion qui accompagne un parti politique depuis ce moment.

Connu pour son rôle de vice-président au développement et aux opérations au sein du Groupe Heafey, Charles Masse précise que sa prise de position n'engage pas son employeur et qu'il se prononce à titre de citoyen. Il ajoute que la sortie n'est pas nécessairement un appui à Action Gatineau, mais aux partis politiques municipaux dans leur ensemble. D'ailleurs, il va jusqu'à dire que les discussions seraient plus productives au conseil si un parti se trouvait dans l'opposition.

«Les chicanes intestines en ce moment au conseil, ce n'est pas le fait qu'il y a un chef et un parti (au pouvoir). C'est le fait qu'à l'opposition, il n'y a ni chef et ni parti. [...] On tente de nous dire de ne pas voter pour un parti, pas parce que son programme n'est pas bon [...], mais parce que c'est un parti. Ça, je trouve ça aberrant. S'ils ont juste ça comme argument, je trouve que c'est prendre les Gatinois pour des imbéciles.»

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