Les pompiers quittent la table de négociation

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La Ville de Gatineau et ses pompiers sont dans l'impasse. Les négociations sont au point mort.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Les policiers ne sont pas les seuls à dénoncer l'attitude de la Ville de Gatineau dans ses négociations pour en venir à un nouveau contrat de travail. LeDroit a appris que le syndicat des pompiers a carrément quitté la table des négociations, mardi, après seulement cinq séances de discussion.

«On fait rire de nous, lance le président du syndicat des pompiers, Stéphane Noël. Je ne suis pas certain que le conseil municipal sait à quel point ça va mal à la table de négociation. Il n'y a aucune ouverture de la part des négociateurs de la partie patronale. Ces derniers ont même refusé de retourner vers l'employeur afin de voir s'ils pouvaient obtenir un peu plus de marge de manoeuvre.»

M. Noël affirme que le cadre financier avec lequel travaille la Ville de Gatineau est beaucoup trop serré pour espérer une entente. «Tout doit se faire à l'intérieur d'une augmentation globale de 2%, note M. Noël. Ça ne peut tout simplement pas fonctionner. Jamais mes membres n'accepteront quelque chose comme ça. On tente de nous soutirer des acquis vieux de 30 ou 40 ans. Ce qu'on nous offre ne fonctionne tout simplement pas.»

Tension dans les casernes

Le président du syndicat des pompiers espère que son départ de la table des négociations forcera une réflexion de la part de l'employeur.

«Je vais laisser le temps à la Ville de ruminer tout ça et lui donner la chance de revenir avec une offre qui a du bon sens, dit-il. D'ici là, nous prévoyons rencontrer nos membres lors d'une assemblée le 17 mai prochain. Je vais leur présenter ce que la Ville met sur la table et ce qu'elle tente de nous arracher. Je suis certain que si rien ne change d'ici là, le niveau de tension va augmenter dans les casernes.»

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, doit consulter le conseil municipal mardi prochain afin d'évaluer la possibilité de modifier le mandat de ses négociateurs.

À l'heure actuelle, il continue de croire que la Ville ne fait pas fausse route et qu'elle poursuit un objectif qui lui apparaît comme étant le bon.

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