Le bras de fer entre Gatineau et ses policiers se poursuit

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Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Confirmant avoir été informé uniquement mercredi que les négociations avec la Fraternité des policiers de Gatineau avaient abouti dans un cul-de-sac, le maire Maxime Pedneaud-Jobin entend consulter le conseil municipal, dès la semaine prochaine, afin de déterminer si la Ville doit mettre de l'eau dans son vin pour tenter de dénouer l'impasse.

Le maire était conscient que la négociation était difficile, mais c'est une note syndicale interne qui s'est rendue jusqu'à son bureau qui lui a donné la pleine mesure de la situation à la table des négociations.

Le président de la Fraternité des policiers de Gatineau, Jean-Pierre Bussière, y écrit avoir fait le constat qu'il était «impossible d'en arriver à un règlement». Selon lui, la position de la Ville sur les aspects monétaires et normatifs est «immuable et totalement fermée».

En entrevue avec LeDroit, M. Bussière affirme que seul un nouveau mandat de négociation de la partie patronale pourrait permettre d'éviter l'arbitrage. «Le mandat des négociateurs de la Ville est beaucoup trop limité, dit-il. J'ai la conviction que chaque métier doit être rémunéré à sa juste valeur. Nous attendons une réponse de la Ville vendredi et à défaut d'un nouveau mandat de négociation pour la partie patronale, nous entamerons les procédures pour demander l'arbitrage.

M. Pedneaud-Jobin est d'avis que la Ville arbore une «très bonne attitude» à la table des négociations avec ses policiers. «Nous avons une attitude qui est ferme et nous avons des objectifs, a-t-il néanmoins précisé. Nous allons voir avec le conseil, mardi, si nous devons changer quelque chose.» 

Le maire a affirmé qu'il n'entendait pas faire d'autres déclarations publiques à ce sujet tant que le conseil ne se sera pas prononcé sur la pertinence de revoir ou non le mandat de négociation. Les policiers de Gatineau sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2014. Outre les policiers, Gatineau n'a toujours pas d'entente avec ses cols blancs, ses cadres professionnels et ses pompiers.

Avec Catherine Morasse

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