Frais de croissance: les promoteurs saluent la décision

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Le promoteur Gilles Desjardins croit qu'il s'agit d'une excellente nouvelle pour l'économie régionale. «Cette surtaxe, qui était illégale, a fait perdre beaucoup d'argent.»

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Antoine Lacroix

Collaboration spéciale

Le Droit

La décision de la Ville de Gatineau de ne pas en appeler du jugement de la Cour supérieure sur les frais de croissance est saluée par l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ) et des entrepreneurs de la région.

«Il s'agit ici d'une décision sage de Gatineau», estime le vice-président, communication et marketing, de l'APCHQ, François-William Simard. «À court terme, nous souhaitons travailler de concert avec la Ville pour trouver les meilleures solutions afin d'assurer un bon développement.»

L'APCHQ compte attendre que les procédures suivent leur cours pour récupérer les sommes perçues en trop, qui s'élèvent à plus de 11 millions $. 

De son côté, le vice-président et directeur général de Pneus Lavoie, Pierre Tremblay, estime que Gatineau a pris la bonne décision, mais que la Ville devra rembourser les entrepreneurs au plus vite. «Il s'agissait d'une évidence que cette règle n'était pas conforme. Nous avons mis la Ville en demeure il y a deux semaines et nous leur réclamons environ 107 000$, en plus des intérêts. On va être pleinement satisfait lorsque l'argent sera dans la malle», affirme-t-il.

Le promoteur Gilles Desjardins croit qu'il s'agit d'une excellente nouvelle pour l'économie régionale. «Lorsque la construction va bien, tout va bien. Cette surtaxe, qui était illégale, a fait perdre beaucoup d'argent. Je suis content qu'on ne tourne plus en rond», a-t-il indiqué au Droit.

Les yeux sont désormais rivés sur le projet de loi 83, qui viendra baliser l'usage des frais de croissance. L'APCHQ a formulé 16 recommandations en commission parlementaire pour que ce nouveau pouvoir soit bien encadré et balisé.

«On propose d'établir un montant maximal de redevances à payer par unité d'habitation et de prévoir un mécanisme de remboursement pour les montants qui pourraient être perçus en trop», explique François-William Simard.

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