Les Gatinois devront réduire leurs ordures de moitié d'ici 2020

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Les Gatinois devront élever leur conscience verte d'un cran d'ici 2020.

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Déjà parmi les champions de la province en matière de compostage et de recyclage, les Gatinois devront élever leur conscience verte d'un cran d'ici 2020.

Le nouveau Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) adopté mardi soir par le conseil municipal vise à réduire de 45% la quantité d'ordures ménagères produites sur le territoire de la Ville au cours des quatre prochaines années.

L'interdiction pour les citoyens de jeter les matières compostables qui entrera en vigueur au cours de l'année 2018, y compris pour les citoyens qui habitent dans des immeubles à logements, devrait permettre à la Ville de faire un bon bout de chemin vers son objectif. De fait, des 60 800 tonnes de matières résiduelles envoyées à l'enfouissement chaque année, 17 000 tonnes proviennent de matières compostables. 

L'idée d'imposer une tarification au-delà d'un certain volume de déchets destinés à l'enfouissement n'a pas été retenue  par la Ville. Au lieu de la méthode coercitive, Gatineau a choisi une approche plus douce qui misera davantage sur la réduction à la source du volume de déchets.

«On peut bien forcer les gens avec toutes sortes de règlements, mais idéalement, il faut que les citoyens changent leurs habitudes et avec les outils qu'on va leur donner pour le faire nous allons leur faciliter la vie», a affirmé le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

La directrice du service de l'environnement à la Ville de Gatineau, Chantal Marcotte, est d'avis que le nouveau PGMR est en ce sens «avant-gardiste» en travaillant sur cette réduction à la source et la réutilisation des déchets. «Nous sommes en avant de la parade, plutôt que d'être à la remorque et de se demander à la fin quelle serait la meilleure façon de disposer de nos tonnes de déchets, dit-elle. Nous, nous ne sommes pas là. Nous, nous voulons réduire et réutiliser le plus possible.»

Les outils pour y arriver seront nombreux. Leur mise en oeuvre coûtera 4,3 millions $ aux Gatinois, pour la période de 2016 à 2020. Le nouveau PGMR est une obligation provinciale. 

Dès 2016, la Ville de Gatineau offrira un nouveau service de collecte d'encombrants et d'articles réutilisables et recyclables à domicile. Une firme qui sera liée par contrat avec la Ville se rendra au domicile des Gatinois, sur demande de ces derniers, pour collecter, par exemple, leurs vieux meubles, afin qu'ils soient réutilisés par les organismes qui en ont besoin. 

«On va habituer les citoyens à téléphoner pour se débarrasser de leurs encombrants, insiste la présidente de la commission sur l'environnement de la Ville de Gatineau, Denise Laferrière. Il faut cesser de parler de déchets, mais plutôt considérer ça comme une ressource réutilisable, comme un gisement de matière intéressante. C'est ce qu'on appelle de l'économie circulaire.»

Les frais pour apporter les résidus de construction, de rénovation et de démolition à l'écocentre seront pour leur part abolis en 2017. Cette même année, les écoles et les CPE auront accès à un service gratuit de 1collecte de matières recyclables et compostables. Ce service fonctionne actuellement sur la base d'un modèle utilisateur-payeur. 

Des collectes spéciales de résidus de construction auront lieu à raison de quatre fois par année à partir de 2018. La Ville prévoit aussi, cette année-là, que la collecte de déchets ne se fera plus qu'aux deux semaines dans les immeubles à logement, comme c'est déjà le cas pour les résidences. 

Bannir certains produits

La Ville entamera une réflexion, cette année, quant à la possibilité de bannir de son territoire certains produits comme la styromousse, les bouteilles d'eau et les sacs de plastique.

Montréal a déjà amorcé une étude sur la question et Gatineau entend garder un oeil attentif sur les travaux que mène la métropole à ce chapitre. 

Denise Laferrière rappelle que l'objectif ultime de Gatineau est de devenir une ville qui ne produit aucun déchet. Pour y arriver, elle devra trouver une solution de rechange à l'enfouissement. Certains scénarios sont sur la table, notamment avec la Ville d'Ottawa, ou encore avec les MRC de la région.

«On va faire une préétude cette année, a dit le maire. On pourra alors mieux procéder. C'est le genre de processus qui prend du temps. Il faut être sûr de notre coup.»

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