Carpentier demande un huis clos sur le projet Brigil

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Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Gatineau, Gilles Carpentier

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Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Gatineau, Gilles Carpentier, en a assez de la circulation d'informations parcellaires et contradictoires dans le dossier de Place des peuples et demande au maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, de tenir rapidement une session d'information à ce sujet pour les élus, a appris LeDroit.

M. Carpentier a fait parvenir cette demande la semaine dernière au président du conseil municipal, Daniel Champagne. Ce dernier affirme qu'il demandera au maire de faire le point sur ses discussions avec le promoteur lors d'une session de travail à huis clos qui pourrait précéder la séance d'un prochain comité plénier.

« On entend des informations à gauche, à droite, de choses par personnes interposées, le promoteur rencontre des élus de manière individuelle en leur demandant de se positionner, le maire dîne avec Gilles Desjardins, il faut briser cette spirale, il faut savoir où on en est dans ce projet-là et ça prend une approche plus structurée et organisée », affirme M. Carpentier.

Le conseiller Carpentier affirme que le maire Pedneaud-Jobin aurait dû depuis longtemps prendre le temps d'informer le conseil des discussions qu'il a en privé avec le grand patron de Brigil, Gilles Desjardins. 

« Je ne veux pas avoir l'air de dire à un promoteur comment mener son projet et je comprends qu'il n'est pas entièrement ficelé, mais je voudrais qu'il vienne rencontrer le conseil, qu'il vienne nous parler et qu'on brise enfin cette spirale de l'homme qui a vu l'homme, qui a vu l'ours. » 

Une telle possibilité ne serait toutefois pas dans les plans du promoteur, d'autant plus que pour être reçu par le conseil, un promoteur doit avoir déposé un projet à l'administration, ce qui n'est toujours pas le cas de Brigil et du projet Place des peuples. 

Daniel Champagne admet que la situation provoque quelques tensions au sein du conseil. Les élus n'ont pas tous le même niveau d'information, tant de la part du maire que du promoteur, dit-il. « Le maire doit nous faire un bilan de ses rencontres qu'il aurait eu avec M. Desjardins. Jusqu'ici, aucune information ne nous est parvenue à la suite de ces rencontres privées. Il faut mettre fin aux différentes spéculations. »

En décembre dernier, Gilles Desjardins affirmait au Droit qu'il n'avait pas l'intention d'investir plus d'argent dans la préparation de Place des peuples tant qu'il n'aurait pas un signal positif et clair de la part du maire de Gatineau et du conseil en faveur de son projet. « J'attendrai le temps qu'il faut, disait-il. Si je dois attendre six, huit, 18 ou 22 ans, j'attendrais. »

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