Un pas en avant pour les femmes en politique

Sylvie Goneau a annoncé ses intentions, samedi.... (Martin Roy, LeDroit)

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Sylvie Goneau a annoncé ses intentions, samedi.

Martin Roy, LeDroit

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Avec six femmes au conseil municipal de Gatineau sur un total de 19 membres, la candidature de Sylvie Goneau à la mairie résonne comme une bonne nouvelle, estime la conseillère Denise Laferrière.

«C'est intéressant pour la représentation des femmes en politique, a-t-elle affirmé au Droit. Les femmes représentent quand même 52% de la population, alors quand on tient compte des chiffres, ce n'est pas beaucoup.»

Sylvie Goneau ne serait pas la première femme à prendre les rênes de l'un des secteurs de Gatineau. Avant la fusion, Constance Provost avait été mairesse d'Aylmer pendant douze ans, de 1983 à 1995. Du côté de Buckingham, Jocelyne Houle avait assumé les mêmes fonctions avant de devenir conseillère de son district et mairesse suppléante en 2001. Sa carrière politique a duré 14 ans.

«Gatineau telle qu'elle est aujourd'hui est quand même une ville qui a plus de 270 000 habitants. Ce n'est pas la même réalité que lorsque Mme Houle représentait Buckingham, qui à ce moment-là avait peut-être 20 000 personnes, ou que Constance Provost, qui représentait près de 30 000 personnes, soulève la conseillère de Hull-Wright. L'impact à Gatineau est beaucoup plus grand. Quand vous êtes maire de la seule grande ville en Outaouais, vous pouvez orienter le développement de pratiquement toute la région.»

Fière féministe, Denise Laferrière ajoute qu'il serait «question de conserver nos acquis et continuer le progrès».

«Rien ne nous dit que ça va durer. Il faut essayer de faire avancer nos billes si on veut continuer d'avoir une représentation des femmes en politique.»

La parité en politique

Pour sa part, la députée de Hull, Maryse Gaudreault, se réjouit de voir une femme se lancer dans une course à la mairie.

Lorsque LeDroit l'a rejointe, elle se trouvait à Québec pour participer à un regroupement du Groupe Femmes, Politique et Démocratie afin de promouvoir l'importance de la parité des sexes dans les instances décisionnelles.

Mais encore, de là à voter pour Sylvie Goneau uniquement parce qu'elle est une femme, il y a un pas à ne pas franchir. «Il faut voter pour une personne compétente, qui incarne ce que nous sommes et ce que nous souhaitons. Et ça, ça n'a pas de genre».

La dernière femme candidate à la mairie était Marianne Rochon, qui avait endossé les couleurs du parti Démocratie Gatineau en 2005.

Sans expérience politique, elle s'était retirée de la course plusieurs mois avant l'élection, après que Pierre Durand ait claqué la porte du parti qu'il avait lui-même fondé. 

Au moment de s'éclipser, Marianne Rochon avait souligné son intention de ramener en force Démocratie Gatineau aux élections de 2009. Son nom ne surgit nulle part dans les archives datant de cette année.

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