Une ombre plane sur l'avenir d'AGWÀTÀ

Plus de 14 000 personnes avaient assisté au... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Plus de 14 000 personnes avaient assisté au spectacle multimédia l'été dernier.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Le retour d'AGWÀTÀ pour un deuxième été sur le ruisseau de la Brasserie est grandement incertain. La réponse est actuellement entre les mains des commanditaires et pour l'instant, ils ne se bousculent pas au portillon.

Une chose est cependant bien claire: LeDroit a appris que si une deuxième édition a bel et bien lieu, l'entrée ne sera pas gratuite, comme ce fut le cas à l'été 2015, alors que plus de 14 000 personnes avaient assisté au spectacle multimédia créé par Mixmédiarts. 

«Je ne suis pas à l'aise de commenter les chiffres, mais nous visons un tiers de financement public, un tiers en commandites et le dernier tiers en revenus de billetterie, a confirmé le directeur artistique d'AGWÀTÀ, Alain St-Jean. Il faut générer des revenus, nous n'avons pas le choix. L'an passé, nous l'avons fait gratuitement pour faire connaître le lieu et le spectacle. Il faut voir ça un peu comme de la promotion.»

Selon nos informations, seule la Ville de Gatineau aurait jusqu'ici confirmé sa participation financière à l'événement, avec un montant de 75 000$. 

AGWÀTÀ est actuellement un des éléments positifs auquel s'accroche le maire de Gatineau pour dire que les choses avancent dans le centre-ville, mais force est de constater que les commanditaires se font désirer.

«La Ville est très généreuse, dit M. St-Jean, mais comme tout événement qui vit en partie de commandites, il y a toujours un risque que ça ne revienne pas. Rien n'est coulé dans le béton actuellement. Nous attendons des réponses des bailleurs de fonds. Je doute qu'on rate la deuxième édition, mais il y a un risque que ça arrive. La recherche de commandites n'est vraiment pas facile en ce moment. Je m'attends à des nouvelles d'ici la fin du mois.»

M. St-Jean précise que le budget réel d'un événement comme AGWÀTÀ frôle les 500 000$. L'aide en commandites de service de certains fournisseurs a permis de réduire le montant pour l'édition 2015, mais beaucoup de gens n'ont pas été payés pour le travail accompli. 

«Les fournisseurs et les contractuels ont été payés, mais les collaborateurs, les créateurs, le coeur de l'équipe, eux, ils n'ont pas été payés ou seulement en partie, précise le directeur artistique. Ces gens devront être payés cette année.»

Spectacle bonifié

Si AGWÀTÀ doit revenir pour une deuxième année, les spectateurs auront droit à un spectacle bonifié, promet M. St-Jean.

Le problème des longues files d'attente sera aussi réglé, ce qui permettrait d'ailleurs aux commerçants environnants de profiter plus de l'afflux de personnes dans le centre-ville. 

«La capacité du site devra aussi être augmentée et pour faire ça, nous aurons besoin d'infrastructures relativement coûteuses», ajoute le directeur artistique du spectacle.

Quant au prix des billets, évidemment, le directeur artistique d'AGWÀTÀ se garde bien de le divulguer pour le moment. 

«Ce sera un prix très abordable, insiste-t-il. Une famille n'aura aucun problème à payer ce prix pour venir au spectacle, nous voulons d'abord qu'il soit vu.»

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