Pedneaud-Jobin à Edmonton pour parler d'itinérance

Le maire de Gatineau abordera notamment le dossier... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le maire de Gatineau abordera notamment le dossier du boisé des itinérants, qui a fait couler beaucoup d'encre au cours des dernières semaines.

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Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, s'est envolé pour Edmonton lundi, afin de participer à un colloque sur l'itinérance qui rassemblera de nombreux maires de villes canadiennes.

C'est à l'invitation du maire d'Edmonton, Don Iveson, que M. Pedneaud-Jobin participera en tant que conférencier à l'événement Cities Reducing Poverty: When Mayors Lead (Réduction de la pauvreté dans les villes: quand les maires prennent le leadership). Le maire de Gatineau abordera notamment le dossier du boisé des itinérants, qui a fait couler beaucoup d'encre au cours des dernières semaines. Il parlera aussi de la politique de développement social de la ville, ainsi que du portrait des communautés. Il s'attend aussi à revenir avec des pratiques novatrices qui ont fait leurs preuves ailleurs au pays.

«Au Québec, Gatineau est une ville qui est souvent regardée, qui est perçue comme un modèle dans le développement social, affirme le maire Pedneaud-Jobin. Plusieurs villes estiment que Gatineau fait preuve de beaucoup de courage en s'avançant là-dedans. Les villes ont un rôle à jouer dans la lutte à la pauvreté. Certains préféreraient qu'on ne joue pas ce rôle parce qu'ils jugent que ce n'est pas notre responsabilité de le faire, mais comme moi, la plupart des maires dans le monde pensent qu'on a un rôle à jouer.»

Plus de 250 congressistes, dont plusieurs maires d'un océan à l'autre, sont attendus cette semaine à Edmonton. M. Pedneaud-Jobin explique que c'est à l'initiative du maire Iveson que se tiendra cet événement. «Ils se sont dit, là-bas, qu'ils avaient un problème majeur de pauvreté dans les villes et qu'ils devaient s'y attaquer, note le maire de Gatineau. J'ai été invité à aller réfléchir avec eux et partager avec les autres maires nos meilleures pratiques. Toutes les grandes villes ont un problème d'itinérance, mais les approches sont toutes différentes. Nous sommes tous interpellés qu'on le veuille ou non.»

Le projet pilote du boisé des itinérants aux abords du ruisseau de la Brasserie n'a pas connu la fin souhaitée par les différents intervenants, et malgré que le sujet a mis le maire Pedneaud-Jobin dans l'embarras au cours des dernières semaines, ce dernier ne se gênera pas pour expliquer à ses homologues canadiens ce qui a été fait à Gatineau.

«On a essayé quelque chose de novateur qui n'a finalement pas fonctionné, rappelle M. Pedneaud-Jobin. On est encore à la recherche de solutions, d'une nouvelle mécanique, mais je vais dire qu'un des impacts positifs a été d'asseoir ensemble tous les partenaires et ils sont maintenant tous convaincus qu'ils ont une responsabilité. Je suis fier de notre ville qui a fait preuve d'originalité et qui a tenté d'innover. Il n'y a aucune honte à avoir essayé quelque chose.»

La politique de développement social de la Ville de Gatineau et la politique de lutte à l'itinérance qui en découlera bientôt seront aussi abordées par le maire à Edmonton. Le Portrait des communautés dont s'est dotée la Ville de Gatineau et la région sera aussi mentionné comme outil important pour lutter contre la pauvreté. 

Le maire Pedneaud-Jobin se rendra seul à Edmonton. Les frais seront remboursés par la Ville de Gatineau.

Droit-Accès de l'Outaouais veut un plan d'action sur l'itinérance rapidement

L'échéance pour l'adoption d'un plan d'action municipal en itinérance, en 2017, semble bien lointaine, maintenant qu'il a été convenu de ne pas poursuivre le projet de campement des itinérants, affirme l'organisme Droit-Accès de l'Outaouais.

«Nous souhaitons que la Ville présente, dans les meilleurs délais, un plan de travail relatif à son plan d'action municipal en itinérance», a déclaré par voie de communiqué, lundi, la coordonnatrice par intérim de l'organisme, Colette Paré.

Droit-Accès de l'Outaouais invite la Ville de Gatineau à s'entourer des différents acteurs du milieu afin de lui fournir l'expertise en itinérance dont elle a besoin. Mme Paré estime que le projet de boisé peut devenir un «important catalyseur de changement pour une Gatineau plus juste et inclusive». 

La coordonnatrice de Droit-Accès de l'Outaouais prévoit que le plan qui sera présenté en 2017 répondra aux différents enjeux sur le terrain. «Mais maintenant, quelles modalités de gestion du changement la Ville compte-t-elle mettre de l'avant dans ses rapports inévitables avec nos concitoyens de la rue?» demande Mme Paré.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a rappelé que Gatineau doit travailler sur sa future politique en itinérance au courant de l'année 2016.

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