Comme un livre ouvert

Serge Lafrenière en pleine discussion avec Priscille Andreosso... (Martin Roy, LeDroit)

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Serge Lafrenière en pleine discussion avec Priscille Andreosso et Geneviève French.

Martin Roy, LeDroit

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Comme un livre, tout le monde a une histoire à raconter. Les bibliothèques de la Ville de Gatineau ont voulu mettre à l'avant-scène des récits hors du commun au sein de la communauté.

Il s'agissait de la seconde tentative de la municipalité pour l'organisation d'une bibliothèque vivante. Une journée durant laquelle vous pouvez emprunter un «livre» durant une vingtaine de minutes afin qu'il vous raconte son histoire.

Dans l'esprit du concept créé en 2000 au Danemark, les bibliothèques municipales ont bâti un catalogue de «livres» qui permettait aux Gatinois intéressés d'en apprendre davantage sur une réalité qui est loin de la leur.

«Réfugiés, immigrants et diversité culturelle»

L'actualité des derniers mois avec la guerre en Syrie - et le flux migratoire qu'il provoque - a en quelque sorte dicté le thème «Réfugiés, immigrants et diversité culturelle».

Pour l'occasion, Fadoumo Mohamed Farah, originaire du Djibouti, s'est rendu disponible pour parler des défis de l'intégration au Québec. Le conseiller en emploi, Serge Lafrenière, livrait quant à lui des conseils sur les façons d'aider les immigrants et les réfugiés à s'intégrer.

L'imam du Centre islamique de l'Outaouais, Ahmed Limame, était également présent, prêt à partager son histoire et répondre aux questions des lecteurs sur la religion musulmane.

M. Limame est toutefois un habitué de ce type de questions. Il affirme qu'il est important pour lui d'ouvrir les portes de son lieu de culte et de permettre aux citoyens de Gatineau de visiter les lieux et mieux comprendre la réalité de la communauté musulmane.

Réduire l'animosité

Cette ouverture contribue également à réduire l'animosité à l'endroit des nouveaux arrivants et plus particulièrement les musulmans qui sont parfois la cible d'un amalgame avec les activités terroristes.

«Nous sommes conscients de la réalité internationale et les répercussions négatives, on les sent ici dans certains coins, certaines communautés», a-t-il affirmé en référence à des événements comme l'incendie d'une mosquée à Peterborough. «À Gatineau, on ne le sent pas cependant.»

Des dizaines de citoyens se sont déplacés à la Maison du citoyen et à l'Université du Québec en Outaouais samedi afin d'emprunter ces livres vivants et s'ouvrir à une autre culture, un autre univers.

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