Le contribuable avant les frais de croissance

Le chef de la CAQ, François Legault, n'est... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Le chef de la CAQ, François Legault, n'est pas chaud à l'idée de permettre l'imposition de frais de croissance.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Ce n'est visiblement pas le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, qui va monter au front pour défendre la Ville de Gatineau et son concept des frais de croissance, surtout pas lorsqu'il s'agit d'en imposer aux institutions publiques.

De passage à la Maison du citoyen pour rencontre le maire Maxime Pedneaud-Jobin, le chef du deuxième parti d'opposition à Québec se dit tout de même ouvert sur le principe voulant que la croissance doive payer pour la croissance, mais il s'empresse d'ajouter que cela doit être balisé afin de ne pas alourdir le fardeau fiscal des contribuables.

« On se considère comme le parti qui défend les contribuables, lance-t-il. On ne fera pas exprès pour approuver un projet de loi qui pourrait augmenter les taxes de façons indues. »

François Legault est aussi d'avis que les institutions publiques comme les écoles ou les hôpitaux ne devraient en aucun cas se voir imposer des frais de croissance. Depuis 2013, la Ville de Gatineau a perçu 1,3 million $ en frais de croissance auprès des institutions publiques. Le projet de loi 83 actuellement à l'étude à Québec vise, entre autres, à empêcher cette pratique. 

Diversification des revenus

Toujours à la recherche de nouveaux revenus afin de réduire sa dépendance envers la taxe foncière, la Ville de Gatineau a entamé une réflexion qui pourrait avoir un impact important sur plusieurs portefeuilles. Elle analysera, entre autres, la possibilité de taxer les exploitants de stationnements dans le centre-ville et d'imposer une taxe de 1,5 sou le litre d'essence vendu sur son territoire. Une augmentation de 10 $ des droits d'immatriculation est aussi souhaitée par la Ville de Gatineau. 

Encore là, François Legault demeure prudent devant ces différentes demandes de la Ville de Gatineau. Pour le chef de la CAQ, il n'est pas question d'en exiger plus aux contribuables québécois.

« Les familles ont en moyenne 1300 $ de moins dans leur poche depuis deux ans, note-t-il. Les augmentations aux frais de garde, d'électricité, de la taxe scolaire, des taxes municipales et de la taxe sur l'essence étouffent la classe moyenne. Il faut être prudent. »

S'il soulève la possibilité de revoir les transferts de Québec vers les villes, c'est surtout l'urgence d'une relance économique qui le préoccupe. »

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