Campement des itinérants: peu de détails sur la suite

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Le maire de Gatineau est volontairement demeuré vague, mardi, sur les efforts futurs qui seront déployés pour répondre aux besoins des itinérants qui avaient pris l'habitude d'installer leur tente derrière le Gîte Ami depuis quelques années.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Sans aucune surprise, les élus municipaux de Gatineau mettent officiellement fin au projet pilote du boisé des itinérants aux abords du ruisseau de la Brasserie. C'est cependant la suite des choses qui est beaucoup moins claire.

Pour l'instant, les différents intervenants concernés par la problématique de l'itinérance discutent entre eux et continuent de chercher une solution à court, moyen et long terme. 

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, est volontairement demeuré vague, mardi, sur les efforts futurs qui seront déployés pour répondre aux besoins des itinérants qui avaient pris l'habitude d'installer leur tente derrière le Gîte Ami depuis quelques années. 

Il a cependant laissé entendre qu'une nouvelle structure d'hébergement transitoire ferait partie des discussions.

«Les partenaires cherchent des solutions, dit-il. Nous commençons à échanger sur une instance de transition qui semble manquer entre la rue, le Gîte Ami et un appartement normal, sans soutien communautaire. On commence à regarder ça.»

Le comité régional de lutte à l'itinérance qui vient de reprendre vie s'attarde aussi à analyser ce qui est présentement fait avec les budgets disponibles.

«Nous avons tous des budgets, affirme-t-il. Il s'agit de voir comment nous orientons l'argent. Il faut regarder l'ensemble des services pour voir où son nos faiblesses. Il pourrait y avoir une autre phase de revendication auprès de Québec, mais elle devra se faire collectivement quand nous saurons de quoi nous avons besoin comme ressources supplémentaires.»

Le bilan du projet

Quant au bilan 2015 du boisé des itinérants, il en ressort que l'expérience devait prendre fin. L'autorégulation des campeurs n'était plus possible sur le site. Au plus fort de l'occupation du camping, une cinquantaine d'itinérants y résidaient.

Il y a eu de nombreux épisodes de violence qui ont forcé la police de Gatineau à intervenir à 284 reprises. Un total de 26 arrestations ont été faites, notamment pour possession de drogue. 

La gestion et le démantèlement du campement ont représenté 380 heures de travail pour les travaux publics de la Ville. Un total de cinq tonnes de détritus a été ramassé sur le site.

L'aventure a représenté des dépenses de 57 750$ en 2015 pour le contribuable gatinois.

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