Pas d'édifice de six étages dans Place du Musée

«Chacun a mis de l'eau dans son vin... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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«Chacun a mis de l'eau dans son vin et le projet est maintenant acceptable pour tout le monde», a affirmé le conseiller Maxime Tremblay.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Une entente hors cour est survenue entre la Ville de Gatineau et un regroupement de citoyens qui s'opposaient farouchement à la construction d'un bloc de six étages et de 84 logements dans le quartier Place du Musée, dans le secteur du Plateau.

Le Regroupement des voisins de la Place du Musée se dit «très heureux du dénouement de la poursuite» et juge avoir obtenu «une très bonne entente». «Les résidents voisins de la Place du Musée n'ont pas à craindre, car ils n'auront jamais de blocs de six étages et de 84 logements dans leur cour arrière», a déclaré la porte-parole du regroupement de citoyens, Martine Banville.

Le regroupement avait entamé une poursuite juridique contre la Ville de Gatineau, à l'été 2014, alléguant qu'elle avait contrevenu à son propre règlement de zonage dans le projet de construction de Place du Musée. La requête visait à faire révoquer et annuler le règlement de zonage adopté par la municipalité en 2012. Selon le regroupement, l'adoption du règlement permettant la construction de résidences à densité élevée dans leur quartier n'a pas respecté la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme. Les citoyens alléguaient que l'avis public du 15 août 2012 faisait état d'un usage résidentiel de faible et de moyenne densité, aux abords du boulevard de l'Amérique française, alors que le règlement qui a été adopté permettait des usages résidentiels de densité élevée. 

Le conseiller du quartier, Maxime Tremblay, et le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, ont toujours affirmé que toutes les règles avaient été suivies.

Résidents et conseiller satisfaits

«Nous n'avons jamais accepté les explications de la Ville, explique le président du Regroupement des voisins de Place du Musée, Pierre-André Poirier. Nous nous sommes rendus souvent aux séances du conseil municipal pour en parler, mais nous n'avons pas pu éviter les procédures juridiques et nous avons dû payer un avocat. La Ville n'a pas eu le choix de plier et de nous écouter. Notre entente n'est pas parfaite, mais nous sommes très satisfaits. Le promoteur ne pourra pas construire des bâtiments de plus de deux étages.»

Le conseiller Maxime Tremblay est aussi heureux de cette entente hors cour. «Je m'étais engagé à rencontrer les résidents et à discuter avec le promoteur pour voir ce qui pourrait être fait pour satisfaire tout le monde, dit-il. Chacun a mis de l'eau dans son vin et le projet est maintenant acceptable pour tout le monde.»

Selon M. Poirier, le cas de Place du Musée envoie un message clair à la Ville et aux associations de résidents. «Il faut d'abord que les citoyens fassent leurs devoirs et gardent un oeil sur les avis publics qui les concernent, affirme-t-il. Ils doivent s'informer sur les différents processus municipaux. Ça indique aussi que lorsque les processus normaux ne sont pas respectés, il y a moyen de faire respecter nos droits en tant que citoyen.»

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