La bisbille se poursuit à Gatineau

Le conseiller Marc Carrière... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Le conseiller Marc Carrière

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Certains conseillers indépendants ont repris les choses exactement là où ils les avaient laissées la semaine dernière, en continuant de dénoncer les façons de faire du maire Maxime Pedneaud-Jobin et son cabinet.

Le conseiller Marc Carrière a lancé la première salve en dénonçant que son rôle dans un dossier de logements abordables dans son quartier a été passé sous silence dans un communiqué officiel de la Ville de Gatineau, mardi dernier, alors que le maire et la présidente de la commission sur l'habitation, Myriam Nadeau, y étaient pourtant cités.

«Les élus indépendants sont encore et toujours victimes des avantages évidents dont jouissent les membres d'Action Gatineau, a pesté M. Carrière. Pourquoi me tenir à l'écart (du communiqué)? J'ose espérer que c'est une erreur et non de l'opportunisme. Je me pose la question. Est-ce que le cabinet du maire utilise les services municipaux à des fins partisanes?»

Le directeur des communications de la Ville de Gatineau, Jean Boileau, a expliqué que les communiqués officiels de la Ville comprennent généralement un commentaire du maire ainsi qu'une citation du président du comité ou de la commission concerné. L'attachée de presse du maire, Laurence Gillot a ajouté qu'il n'y a eu «aucune direction particulière du maire pour ce communiqué de presse».

M. Carrière n'en démord pas, «l'information ne se transmet pas de façon juste et équitable à l'ensemble du conseil», dit-il. Il ajoute que, selon lui, la structure de la Ville de Gatineau n'est pas faite pour la présence d'un parti politique. «Je l'ai dit en janvier et je le répète, le maire nuit à la progression du conseil avec son parti, affirme le conseiller de Masson-Angers. Je le pense plus que jamais et je sais que la population s'en rend compte aussi.»

Stratégie événementielle

La conseillère Louise Boudrias a pour sa part dénoncé une autre preuve, selon elle, de la concentration des dossiers au bureau du maire. La Ville de Gatineau planche actuellement sur une nouvelle stratégie événementielle devant préciser l'orientation en matière d'événements d'envergure sur son territoire. 

«Actuellement, ce dossier est concentré à la direction générale, dans les services et au cabinet du maire, affirme Mme Boudrias. Ce dossier ne devrait pas être porté par le cabinet, mais plutôt par le comité fêtes et festivals.»

Mme Boudrias demande à ce que ce comité, où elle a été nommée par le maire comme membre élue la semaine dernière, obtienne plus de pouvoirs afin d'être en mesure d'orienter et éventuellement recommander une stratégie événementielle au conseil municipal. «Il faut que le comité puisse en faire l'analyse et y amener des modifications, dit-elle. Il faut s'assurer que les gens qui oeuvrent dans l'événementiel soient consultés et que l'ensemble de la bonne démarche a été fait. Il faut qu'on puisse ensemble regarder les études et les différents éléments du dossier et que finalement ce soit le comité qui fasse la recommandation au conseil.»

Laurence Gillot précise que la demande de Mme Boudrias est difficilement conciliable avec la nature même du comité fêtes et festivals. «Ce comité gère un programme de soutien, un fonds, explique l'attachée de presse du maire Pedneaud-Jobin. Ce n'est pas une commission permanente qui peut faire des recommandations, sa mécanique n'est pas faite pour ça. Et le processus entourant la future stratégie événementielle inclut tout le conseil, ainsi que de nombreux services municipaux.»

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