Une responsabilité envers les plus démunis, explique le maire

Le maire de Gatineau a défendu le projet... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le maire de Gatineau a défendu le projet de camping pour les itinérants près du ruisseau de la Brasserie jusqu'à la fin.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, l'admet sans complexe. Il a défendu le projet de camping pour les itinérants près du ruisseau de la Brasserie jusqu'à la toute fin, se disant même prêt à répéter l'expérience pour un troisième été si, par exemple, le projet était mieux structuré et que le nombre de campeurs autorisés était limité.

« Ce que je disais aussi, c'est qu'on ne peut pas juste tout arrêter, dit-il. Nous avons une responsabilité envers les plus démunis. Je voulais qu'on me dise quels étaient les prochains gestes avant d'arrêter. Ce que je voulais, et que je veux encore, c'est une solution pour aider ces gens-là. Je refuse de me mettre dans une situation où on cesse tout parce qu'on vit une inquiétude. »

Le maire reconnaît qu'aucun partenaire impliqué dans ce dossier n'était prêt à le suivre dans une troisième édition du boisé et que cela était clair depuis la fin de l'automne dernier. C'est pour cette raison, dit-il, qu'il a toujours pris la peine de préciser que l'expérience n'allait pas être répétée dans « sa forme actuelle ». 

Des campeurs ont toutefois passé une partie de l'hiver sur le site sans être vraiment incommodés. Le printemps hâtif a aussi fait en sorte que le camping reprenait sa « forme actuelle » depuis quelques semaines. Le maire se défend d'avoir agi en réaction aux événements tragiques, comme l'accuse le conseiller Maxime Tremblay. « C'est un hasard, insiste-t-il. La décision avait été prise le matin même de l'agression qu'il fallait agir sans tarder pour forcer les gens à quitter le site. »

La transition

Maxime Pedneaud-Jobin admet qu'aucune solution de rechange au camping n'a encore été trouvée.

« On va continuer de travailler avec l'ensemble des partenaires, précise-t-il. On s'aperçoit toutefois que ce qui manque, et cela fait partie de nos discussions, c'est une espèce de transition entre la rue, le Gîte Ami et un appartement normal pour ces gens-là. On explore ça actuellement. »

Le maire Pedneaud-Jobin rappelle qu'il ne revient pas juste au conseil de prendre des décisions dans ce dossier. Une quinzaine de partenaires sont actuellement impliqués. 

« C'est tout ce paquet de monde qui va prendre des décisions qui seront ensuite soumises au conseil, dit-il. Et c'est souvent ça le problème en itinérance, de rassembler les gens. C'est précisément ce que je tente de faire depuis le début. »

La conseillère Louise Boudrias est d'avis que la Ville de Gatineau doit se doter d'une politique en itinérance, comme l'ont fait plusieurs autres villes au Québec. « Je vais le proposer à la Commission Gatineau, ville en santé, dès la semaine prochaine. » 

Le conseiller Gilles Carpentier est pour sa part d'avis qu'il revient au réseau de la santé de prendre en main cette situation. 

« À la base, les gens les plus vulnérables chez les itinérants sont ceux qui ont des problèmes de santé mentale, note-t-il. Le tout devrait donc s'orchestrer autour du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO). » 

La députée de Hull, Maryse Gaudreault, ajoute travailler avec acharnement afin d'augmenter le financement dévolu au Gîte ami, une demande de longue date provenant de l'organisme.

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