Formation en itinérance boudée par des élus

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Des élus ont dénoncé le manque de pertinence de cette conférence sur l'itinérance.

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Une session «spéciale» de formation sur l'itinérance organisée par le maire de Gatineau, en février dernier, a suscité bien peu d'intérêt parmi les élus du conseil municipal.

Seulement huit des 19 élus gatinois sont venus entendre ce qu'avait à dire Céline Bellot, une professeure en sciences sociales de l'Université de Montréal, le 12 février dernier, selon une recension faite par LeDroit.

Certains conseillers ont carrément boudé l'invitation faite par le maire, alors que d'autres ont fait valoir un conflit d'horaire pour motiver leur absence. 

Parmi ceux qui étaient présents, certains n'ont pas caché leur déception face à ce qu'ils jugent comme un manque de pertinence de l'activité, dénonçant au passage l'absence de connaissance de la conférencière face à la réalité spécifique du phénomène de l'itinérance à Gatineau.

Dans son invitation aux conseillers, le maire Maxime Pedneaud-Jobin affirmait que cette formation, dans le contexte du dépôt éventuel du rapport 2015 sur l'expérience du boisé du ruisseau de la Brasserie, allait «favoriser une compréhension commune des enjeux et des pratiques en itinérance» et permettre de «développer une vision partagée des modèles d'intervention à privilégier».  

La députée de Hull, Maryse Gaudreault, était présente lors de cette session de formation. «Ce n'était pas pertinent, a-t-elle affirmé. On peut bien me parler de l'itinérance à Amsterdam et Vancouver, mais ici, notre enjeu, c'était le boisé, c'est de ça qu'il fallait surtout parler.»

La présidente de la commission Gatineau, ville en santé, Louise Boudrias, s'est aussi rapidement retrouvée dans le camp des déçus lors de cette journée. «Je n'ai pas été impressionnée, dit-elle. Il n'y avait aucune couleur régionale. Des exemples provenant de l'Europe c'est bien, mais ce dont j'ai besoin comme élue pour prendre des décisions, c'est d'entendre les gens d'ici, qui interviennent ici, et qui m'expliquent à quoi ils s'attendent de nous.»

Le conseiller Gilles Carpentier n'est pas aussi catégorique dans ses propos. Il dit être de ceux qui aiment s'imbiber de nouveaux apprentissages et avoir appris des choses. «Mais j'ai été déçu de l'entendre dire à plusieurs reprises qu'elle ne connaissait pas les enjeux propres à Gatineau», ajoute-t-il. 

Quant à Maxime Tremblay, il n'a pas jugé bon de se présenter à cette rencontre. «Le conseil n'est pas un laboratoire, dit-il. Et je me demande pourquoi le maire a fait venir une universitaire de Montréal. Nous avons de l'expertise et des spécialistes ici. Je n'ai pas senti le besoin d'être là.»

Le maire Pedneaud-Jobin n'était pas disponible, jeudi, pour répondre à ses détracteurs dans ce dossier.

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