Le camping disparaît, mais pas l'itinérance

La Ville de Gatineau a démantelé à nouveau... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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La Ville de Gatineau a démantelé à nouveau ce qui est surnommé le «camping du boisé», derrière l'aréna Guertin et l'école secondaire de l'Île, mercredi.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le camping des itinérants aux abords du ruisseau de la Brasserie aura eu au moins un aspect positif, selon le maire de Gatineau, celui de forcer toutes les organisations pertinentes en matière de lutte à l'itinérance à s'asseoir ensemble afin de trouver des solutions à long terme pour contrer ce phénomène.

«Nous pouvons bien mettre fin au camping, mais nous ne mettrons pas fin à l'itinérance pour autant», a lancé Maxime Pedneaud-Jobin, mercredi, quelques heures avant le démantèlement du site qui recommençait à prendre forme depuis quelques semaines. «Ces gens-là sont encore dans le centre-ville. Le Gîte ami est toujours là et la Soupe populaire aussi. Pour le camping, on va s'assurer que ce qu'on a vécu ne se reproduise plus. Des tentes, il ne doit plus y en avoir.»

La fin du projet pilote du camping ne doit cependant pas être une finalité, insiste le maire de Gatineau. Ce dernier interpelle d'ailleurs toutes les organisations ayant un rôle à jouer dans la lutte à l'itinérance en leur demandant de le jouer ensemble. 

«Nous, à la Ville, on a la police et les parcs, mais l'expertise en itinérance, ce sont les autres qui l'ont, dit-il. On peut agir avec notre politique de développement social, on a des ressources limitées, mais ça prend des intervenants du secteur de la santé pour que ça fonctionne. Une des clés dans la lutte à l'itinérance c'est d'asseoir tous les gens ensemble. Si chacun ne fait que son petit bout à lui, nous ne réglerons jamais ce problème. Il faut avancer ensemble. Dans les dernières années, il y a eu comme un flottement dans le leadership en itinérance. Là, il y a une volonté claire que chacun assume le leadership dans son domaine afin que les actions soient mieux coordonnées et plus intenses et structurées.»

M. Pedneaud-Jobin rappelle que les organisations ne partent pas d'une page blanche. «Ce qu'il faut faire ensemble, comme région, c'est de cibler où sont les trous de services, où sont nos besoins, pour ensuite faire ensemble des demandes aux gouvernements.

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