Carpentier veut plus d'argent pour la STO

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«Je ne suis pas contre le développement, je suis contre le développement qui se fait sans égard au transport en commun», a déclaré le président de la STO, Gilles Carpentier.

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Le président de la Société de transport de l'Outaouais (STO), Gilles Carpentier, a lancé un message politique qu'il souhaitait le plus fort possible, mardi, en signifiant sa dissidence au conseil envers un projet de développement de plusieurs centaines de maisons dans l'est de la Ville.

«Je ne suis pas contre le développement, a-t-il précisé, je suis contre le développement qui se fait sans égard au transport en commun. C'est un geste politique que je pose pour faire comprendre au conseil municipal qu'il est impossible pour la STO d'absorber les besoins des usagers supplémentaires qui viendront avec ce développement domiciliaire.»

Les propos de M. Carpentier ont fait sursauter son collègue de Buckingham, Martin Lajeunesse. «La STO a le devoir de développer son service, a-t-il rétorqué. Nous devons tous nous adapter et nous n'allons pas arrêter le développement dans l'est de la Ville parce que la STO n'est pas prête.»

M. Carpentier répète depuis quelques semaines que la STO a étiré son élastique jusqu'au bout et que le financement du transporteur public devra être bonifié si la Ville souhaite que le niveau de services soit à la hauteur des attentes des utilisateurs. «La croissance a des impacts sur nos services et les gens nous demandent aussi d'augmenter la fréquence de nos services et de réduire nos temps de déplacement, mais tout ça ne se fait pas sans autobus supplémentaire, insiste-t-il. Il n'y a pas de solution miracle. Je ne pense pas qu'on doive ralentir le développement de Gatineau. C'est à nous de nous adapter et d'avoir le courage de prendre les décisions politiques pertinentes et de dédier les fonds nécessaires pour avoir le niveau de service à la hauteur des attentes des usagers.»

Le conseiller Daniel Champagne a dit trouver cette autocritique intéressante. «Si on veut s'identifier comme ville verte et concentrer le développement le long de notre réseau de transport en commun, il faut appuyer cette vision avec suffisamment de financement pour que nos services soient adéquats.»

Tant le maire Maxime Pedneaud-Jobin que le président de la STO ont affirmé qu'ils seraient très attentifs lors du dépôt des budgets provincial et fédéral au cours des prochains jours. Ils s'attendent à ce que les paliers de gouvernement supérieurs respectent leurs promesses et fassent leur part dans le domaine du transport en commun.

Développement économique: Goneau y voit une décision partisane

La conseillère gatinoise et fondatrice du RÉMI, Sylvie... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 3.0

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La conseillère gatinoise et fondatrice du RÉMI, Sylvie Goneau

Etienne Ranger, Archives LeDroit

La conseillère Sylvie Goneau ne digère pas que le maire ne l'ait pas considéré pour siéger à la nouvelle commission du développement économique qui doit amorcer ses travaux en juin prochain. Cette nouvelle structure qui doit remplacer le CLD aura comme mandat d'identifier les stratégies et les orientations en matière de développement économique sur le territoire de Gatineau. Selon Mme Goneau, son exclusion de cette nouvelle commission est une décision partisane, peu rassembleuse et qui traduit un manque de respect envers sa personne. «Je crois avoir démontré mes habiletés, acquis l'expérience, les compétences et l'intelligence pour participer à la nouvelle commission de développement économique, a déclaré la conseillère. C'est la deuxième fois que le maire ne prend pas en considération mon bilan et la rigueur de mon travail.» Le maire a plutôt nommé le nouvel élu dans Lac-Beauchamp, Jean-François LeBlanc, au poste que convoitait Mme Goneau. Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a indiqué que des changements aux comités et commissions étaient nécessaires avec l'arrivée au conseil de M. LeBlanc. Il a dit avoir demandé à chacun des conseillers de lui signifier quels rôles ils souhaitaient jouer à l'avenir. «Je n'ai pas eu de réponse de Mme Goneau», a-t-il précisé. Le conseiller Maxime Tremblay a proposé de revenir plus tard sur cette décision, mais une majorité de conseillers, dont Mike Duggan et Jean-François LeBlanc, a refusé d'appuyer cet amendement qui était en faveur de Mme Goneau.

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