Le budget fédéral attendu avec impatience

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La présidente de l'UMQ, Suzanne Roy, affirme qu'Ottawa doit moduler sa formule de financement des projets en fonction de la capacité de payer des différents paliers de gouvernement.

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Dans plusieurs villes, et Gatineau ne fait pas exception à la règle, on compte les jours avant le 22 mars, la date encerclée sur le calendrier par le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, pour présenter le premier budget du gouvernement de Justin Trudeau.

La promesse libérale de doubler les investissements dans les infrastructures au cours des deux prochaines années crée beaucoup d'attente. L'Union des municipalités du Québec (UMQ) et le Conseil du patronat du Québec (CPQ) ont indiqué, jeudi, que 14 milliards de projets sont prêts à démarrer dans les villes des quatre coins de la province.

Sur la base d'un modèle développé par l'Institut de la statistique du Québec, ces projets engendreraient, sur la période 2016-2018, la création de 102 000 emplois et des retombées de 9,5 milliards $, soutient l'UMQ. 

En entrevue avec LeDroit, la présidente de l'UMQ, Suzanne Roy, affirme qu'Ottawa doit moduler sa formule de financement des projets en fonction de la capacité de payer des différents paliers de gouvernement. «Je pense qu'une formule 50% pour le fédéral, 33% pour le provincial et 17% pour le municipal serait parfaite, dit-elle. Cette formule tient compte du retour financier que reçoivent les gouvernements sur leurs investissements. Pour chaque dollar investi en infrastructure, le gouvernement fédéral retire 0,30 $ en taxes et impôts. À Québec, c'est 0,27 $. Dans les villes, le seul retour qu'on a c'est celui de l'espoir. On espère que ces investissements permettent de maintenir nos commerces ouverts et d'attirer de nouvelles entreprises.»

Lundi, le député de Gatineau, Steve MacKinnon, affirmait que la Ville de Gatineau a des «projets structurants» qui méritent des investissements. Rappelant que le fédéral compte hausser ses dépenses en infrastructures, M. MacKinnon recommande à la Ville de se presser pour soumettre des projets.

Financer les plans et devis

Questionné sur la capacité de Gatineau à profiter rapidement de ces investissements potentiels, le maire Maxime Pedneaud-Jobin a indiqué que la Ville sait très bien où sont ses besoins, mais il ajoute un bémol. «Il y a des projets qui sont à terme, d'autre à l'étape des plans et devis, a-t-il dit. Ce sont des processus qui prennent du temps.»

Le maire ajoute que la Ville de Gatineau est limitée dans sa capacité à présenter des projets. «C'est pour ça qu'on a demandé si le gouvernement pouvait aussi subventionner la conception des projets, a-t-il indiqué. Nous pourrions prendre cet argent et la dépenser pour des ingénieurs qui pourraient monter les projets. La capacité de livrer de la Ville n'est pas infinie.»

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