L'avenir du camping des itinérants en jeu

Le printemps se pointe le bout du nez et avec lui, la solution au camping des... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

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Le printemps se pointe le bout du nez et avec lui, la solution au camping des itinérants devient de plus en plus urgente à trouver pour les dirigeants de l'école secondaire de l'Île.

La présidente de la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais, Johanne Légaré, et son directeur général, Jean-Claude Bouchard, demandent d'ailleurs une rencontre «urgente» avec la Ville de Gatineau afin d'éviter des débordements comme ceux vécus l'an passé.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, est parfaitement conscient de la situation. «On aura une décision à prendre avant que les gens recommencent à s'installer, a-t-il assuré, jeudi. Nous avons entendu l'école. C'est une préoccupation que je partage. Il y a une cohabitation là qui est très difficile et pas très saine. Mais d'un côté, l'école est là pour rester et qu'il y ait un boisé ou non, le phénomène de l'itinérance va demeurer dans le centre-ville. La vraie question, c'est qu'est-ce qu'on fait comme communauté. Ça ne peut pas être juste on arrête ou on continue le projet pilote.»

Le maire n'est pas chaud à l'idée de poursuivre l'expérience du camping s'il ne devient pas un vrai lieu d'intervention auprès des itinérants. «Cette expérience-là a du sens juste si elle mène à quelque chose, dit-il. Ça ne peut pas être juste un camping. Ça doit s'inscrire dans une série de services qu'on donne.»

L'été 2015 a mené à une augmentation de la participation des intervenants en itinérance au camping, mais ça doit se faire avec plus d'intensité, soutient le maire.

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