Gatineau s'entend pour six ans avec ses cols bleus

Une entente de principe est ntervenue entre la... (ARCHIVES, LeDroit)

Agrandir

Une entente de principe est ntervenue entre la Ville de Gatineau et ses cols bleus.

ARCHIVES, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a pris un peu tout le monde par surprise, mercredi matin, en annonçant qu'une entente de principe est intervenue entre la Ville et le syndicat des cols bleus.

La Ville n'a laissé filtré aucun détail relatif à l'entente, mais le président du syndicat des cols bleus, Denis Savard, a confirmé au Droit qu'il s'agit d'une entente de six ans. Les cols bleus étaient sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2012. La nouvelle convention collective serait en vigueur jusqu'à la fin de 2018. L'exécutif syndical procédera à une tournée d'information auprès de ses membres dans la semaine du 28 mars, et un vote sur l'entente de principe est prévu au tout début avril.

Cette entente survient après plus d'une cinquantaine de séances de négociation. Le maire a affirmé qu'elle portait autant sur les conditions de travail que sur le régime de retraite. M. Pedneaud-Jobin a aussi indiqué que la nouvelle entente respectait le cadre financier que la Ville s'était imposé.

gains intéressants

Le président du syndicat des cols bleus a ajouté que la Ville souhaitait retravailler l'organisation du travail. «Cela a été fait, et nous considérons avoir réalisé des avancées intéressantes pour nos membres», a mentionné M. Savard.

LeDroit révélait, en juin, que le cadre financier à l'intérieur duquel la Ville de Gatineau tentait de négocier avec ses cols bleus ne permettait pas des augmentations salariales supérieures à 2% par année, en plus d'exiger d'autres économies liées à la réorganisation du travail. M. Savard affirmait alors que la seule façon d'obtenir des augmentations supérieures à 2% était de couper dans les congés de maladie et les vacances. «C'est évident que la Ville tente de briser le moule des augmentations salariales des dernières années», affirmait le président du syndicat des cols bleus, il y a un peu plus de six mois. 

Le maire de Gatineau s'est bien gardé de commenter le résultat de la négociation, mercredi, mais ses propos au cours des derniers mois étaient limpides. En octobre 2014, il affirmait au Droit qu'il y avait «une volonté claire au conseil de freiner l'élan de concurrence absolue avec le fédéral et de faire en sorte que les augmentations de salaire ne soient plus les mêmes que par le passé». 

À la fin de l'ancienne convention collective, en 2013, la masse salariale réservée aux cols bleus s'élevait à 49 millions $, une augmentation de 9% par rapport à 2008.

Il s'agit du troisième groupe d'employés avec lequel s'entend la Ville de Gatineau. De nouvelles conventions collectives ont déjà été signées avec les employés du secteur aquatique et avec les employés occasionnels. La Ville doit encore s'entendre avec ses cols blancs, ses pompiers, ses policiers et ses employés professionnels.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer