Salubrité des logements: un mois d'attente après une plainte à Gatineau

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Il faut en moyenne près d'un mois à la Ville Gatineau pour qu'un inspecteur en salubrité établisse un premier contact lorsqu'une plainte est formulée par un locataire de taudis. Dans les secteurs Masson-Angers et Buckingham, ce délai moyen atteint pas moins de 82 jours.

Ce délai varie beaucoup d'un secteur à l'autre de la ville. Il s'agit du principal constat qui ressort du premier bilan annuel du règlement relatif à la salubrité et à l'entretien des habitations et des logements de la Ville de Gatineau, rendu public mardi matin. La production annuelle de ce bilan était une promesse phare de la commission permanente sur l'habitation présidée par la conseillère Myriam Nadeau.

Les services municipaux expliquent que ces longs délais sont en grande partie dus au peu de ressources sur le terrain pour faire le travail. La Ville de Gatineau ne dispose que de deux inspecteurs en salubrité à temps plein et un troisième à temps partiel.

Les délais moyens pour traiter la plainte et régler la situation atteignent pour leur part 102 jours pour tout le territoire de Gatineau. Encore une fois, ce sont les secteurs de Masson-Angers et de Buckingham qui font le plus les frais du manque de personnel sur le terrain. Les délais moyens atteignent 159 jours dans ces secteurs et 136 jours dans le secteur d'Aylmer. 

Entre le 1er juin 2014 et le 31 mai 2015, les services municipaux ont enregistré un total de 450 plaintes, dont 119 concernaient des éléments urgents comme une issue bloquée, la présence d'une situation dangereuse, l'absence de chauffage, la présence de vermine et des moisissures visibles en grande quantité.

«C'est un premier bilan et je suis heureux de voir qu'on ne peut que s'améliorer», a indiqué le conseiller du secteur Buckingham, Martin Lajeunesse. Les services municipaux indiquent que les délais d'intervention se sont déjà grandement améliorés depuis mai 2015 et que cette nouvelle donnée sera disponible lors du prochain bilan annuel. 

Des dents pour intervenir

En 2013, la Ville de Gatineau a demandé au ministère des Affaires municipales les mêmes pouvoirs que la Ville de Montréal pour déclarer un logement insalubre. Cette demande a été refusée à Gatineau. Toutefois, la commission permanente sur l'habitation de la Ville de Gatineau a recommandé une application plus agressive de l'article 16 de la loi qui permet à la Ville, à la suite d'une validation de son service des affaires juridiques, de faire ou de faire faire des travaux qui s'imposent aux frais du propriétaire récalcitrant. 

La Ville de Gatineau n'a pas utilisé ces pouvoirs dans la dernière année.

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