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Maxime Tremblay quittera la vie politique

Maxime Tremblay souhaite passer à autre chose.... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

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Maxime Tremblay souhaite passer à autre chose.

Patrick Woodbury, archives LeDroit

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Perçu comme l'un des principaux prétendants à la mairie de Gatineau en 2017, le conseiller Maxime Tremblay annonce qu'il quittera la politique à la fin du présent mandat.

En entrevue avec LeDroit, le conseiller indépendant du Plateau reconnaît qu'une course à la mairie aurait pu représenter un «beau défi», mais la volonté, la vraie, celle nécessaire pour faire de la politique, n'y est plus. Il souhaite passer à autre chose.

«J'ai adoré le contact avec les gens, lance-t-il. Mais en même temps, quand ça fait huit ans qu'on te parle de problèmes de déneigement, ça devient pesant. Ce n'est pas que ce n'est pas important, mais les gens méritent que leurs élus soient intéressés à ce qu'ils font. Je le suis encore, mais ça commence à être plus difficile.»

La difficulté de décrocher de son travail de conseiller commençait aussi à devenir inquiétante pour lui. 

«Ça gruge physiquement et mentalement, dit-il. Tu n'as jamais de répit. Tu ne peux pas dire à quelqu'un qui t'interpelle à l'épicerie que tu n'as pas le goût de parler de son dossier parce que tu es en vacances. Ça ne se fait pas. J'ai 55 ans et je dois m'occuper de moi, de ma santé. Je ne suis pas malade, mais je ne veux pas attendre de le devenir.»

M. Tremblay affirme aussi que le temps était venu pour lui de clarifier son avenir auprès de la population. Beaucoup de gens l'approchaient en lui demandant, dit-il, s'il avait l'intention de se frotter à Maxime Pedneaud-Jobin en 2017. 

«Ma décision est prise et je ne voulais pas créer des attentes, explique le conseiller. Ça va aussi permettre de libérer plus rapidement la voie et de faciliter la réflexion de ceux qui y pensent peut-être.»

Démarche personnelle

La présence d'un parti politique à Gatineau et la tension de plus en plus évidente entre lui et le maire Pedneaud-Jobin n'ont pas pesé bien lourd dans la balance de M. Tremblay quand est venu le temps de trancher sur son avenir. «À 90%, c'est une démarche personnelle, dit-il. Je fonctionne un peu sur des cycles de huit ans et là j'ai le goût de sortir de ma zone de confort, être sans filet et faire quelque chose de totalement nouveau, exactement comme j'ai fait en 2009 quand je me suis lancé en politique.»

Le conseiller du Plateau ne cache pas cependant qu'il a déjà été plus agréable pour lui de se lever matin pour se rendre à l'hôtel de ville. 

Atmosphère négative

Selon M. Tremblay, l'atmosphère est devenue carrément «négative» au conseil depuis quelques mois.

«Surtout depuis le dossier Guertin en juin dernier, note-t-il. Il y a beaucoup de tension entre moi et le maire. Les façons de fonctionner du maire ont commencé à changer beaucoup avec le dossier Guertin. Le maire s'est mis à vraiment tout concentrer à son bureau. Il n'utilise pas adéquatement les compétences des gens autour de la table à mon avis.»

Selon M. Tremblay, la venue d'un parti politique et l'attitude du maire Pedneaud-Jobin envers certains indépendants ont propulsé tout le conseil dans un engrenage d'opposition systématique. 

«Ça vient surtout de lui, dénonce M. Tremblay. Je trouve que la plupart des indépendants ont été bons joueurs depuis le début du mandat. Plusieurs ont eu des impacts importants, notamment Gilles Carpentier à la STO et moi dans le dossier Guertin, de l'aéroport et avec la commission de révision des dépenses.»

«Il faut réduire l'augmentation de taxes»

Perçu comme l'un des principaux prétendants... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 3.0

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Etienne Ranger, Archives LeDroit

D'ici la fin de son mandat, Maxime Tremblay entend mettre tous ses efforts pour faire avancer les dossiers qu'ils jugent vitaux pour l'avenir de la Ville de Gatineau.

La réduction du poids fiscal qui pèse sur les épaules des contribuables fera partie de ses priorités.

 «Il faut d'abord éliminer le déficit structurel, dit-il. Ce n'est pas vrai qu'on va continuer de traîner ce manque à gagner de plusieurs millions chaque année. Il y a un problème de fond qui doit être réglé.»

Le temps est aussi venu, selon le conseiller du Plateau, de réduire les augmentations de la taxe foncière. «Le contribuable a longtemps accepté les augmentations, mais là il a besoin de souffler un peu. Les messages sont nombreux. 

Nous devons faire des efforts supplémentaires pour y arriver. Je crois qu'il est temps de commencer à réduire le poids de la taxation sur le citoyen, tout en maintenant l'augmentation de taxe dédiée aux infrastructures à  1%.  Le rattrapage dans nos infrastructures doit continuer, même s'intensifier. 

L'autre grand incontournable d'ici la fin du mandat sera le dossier Guertin. «Ça doit se régler, il faut y arriver», dit-il. 

Dans son quartier, les efforts seront concentrés sur le début des travaux du parc Central et sur la construction de la nouvelle bibliothèque. «Le parc, ça doit commencer cette année et s'il n'y a pas de retard, la construction de la bibliothèque doit avoir lieu en 2017. C'est l'âme dont le quartier a besoin pour bien vieillir. Je voudrais aussi que le Plateau devienne un quartier reconnu pour le partage de la route entre les piétons, les cyclistes et les automobilistes. Nous avons déjà commencé, mais il faut aller plus loin.»

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