Jean-François LeBlanc entre au conseil

« Je suis super heureux. C'était mon objectif... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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« Je suis super heureux. C'était mon objectif de mener une campagne propre», a lancé Jean-François LeBlanc.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Avec un pourcentage de participation sous la barre des 20%, le district du Lac-Beauchamp a choisi Jean-François LeBlanc pour le représenter à la table du conseil municipal de la Ville de Gatineau.

Au total, 17,47% des électeurs du district se sont déplacés pour remplir leur bulletin de vote. De ces électeurs, 37,84% ont accordé leur confiance à M. LeBlanc. Caroline Desrochers d'Action Gatineau obtient quant à elle 31,74% des appuis. La fille de l'ex-conseiller, Liza Lauzon, et Gabriel Céré ferment la marche avec - respectivement - 24,55% et 5,88% des votes.

Le gagnant affichait un large sourire et des paupières qui cachaient mal la fatigue, dimanche soir.

«Je suis super heureux. C'était mon objectif de mener une campagne propre. C'est ça que j'avais promis à mes adversaires au début de la campagne et c'est ça que j'ai fait.»

À la publication des résultats finaux, Jean-François LeBlanc et le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, ont eu une discussion au téléphone. Le nouveau conseiller du Lac-Beauchamp affirme avoir hâte de travailler avec le maire. Il soutient également avoir l'intention de se rallier au programme du conseil, adopté au début du mandat.

«Je vais me joindre au groupe. [...] Je demeure un indépendant. Si le maire a une bonne idée, je n'aurai pas peur de l'appuyer et de travailler avec lui pour atteindre cet objectif. Si c'est une mauvaise idée pour les gens du Lac-Beauchamp, je voterai contre.»

Claque à Action Gatineau?

La conseillère de Bellevue, Sylvie Goneau, n'a pas manqué de lancer une pointe à l'endroit du parti Action Gatineau, à l'issue de la soirée, dimanche.

«Deux personnes sur trois ont voté indépendant aujourd'hui, c'est un message», a-t-elle lancé à un représentant du Droit.

«Mme Goneau fait toujours une lecture très partisane des choses, a répondu M. Pedneaud-Jobin. Pour elle, les gens sont pour ou contre. Je pense que c'est plus complexe que ça. Les candidats ont fait une bonne campagne. M. LeBlanc, on savait qu'il était très présent sur le terrain.»

Bien qu'il comptait sur l'appui de Sylvie Goneau et du conseiller de Lucerne, Mike Duggan, deux membres du Regroupement des élus indépendants pour la démocratie (RÉMI), Jean-François Leblanc n'a pas indiqué s'il comptait se joindre à ce regroupement.

Le RÉMI proposait la semaine dernière de mettre fin au scrutin universel pour la mairie.

«Je n'ai pas épluché leur programme, je me suis concentré sur la campagne dans les derniers mois. [...] C'est sûr qu'il y a une inégalité entre les élus indépendants et ceux associés à un parti. J'ai vécu cette inégalité. Il a fallu que je fasse preuve de leadership pour rassembler une équipe. C'était toute une machine.»

Questionné sur les appuis accordés par les élus aux candidats dans cette course, Maxime Pedneaud-Jobin n'a pas hésité à dénoncer cette pratique.

«Nous, c'est ce qu'on veut changer en politique municipal. Il y a des clans. J'aime mieux qu'on sache qui est avec quelle équipe et pourquoi. [...] Les citoyens ont choisi un indépendant cette fois-ci. Je vais faire ce que j'ai fait depuis le début, je vais essayer de travailler avec eux. M. LeBlanc m'a dit qu'il voulait travailler avec moi, je lui ai dit que c'était la même. Pour moi, on continue d'avancer.»

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