Le projet Place des peuples divise

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Le projet Place des peuples

Courtoisie, Brigil

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Le projet Place des peuples continue de diviser profondément la population, alors qu'un Gatinois sur deux se dit favorable à la construction d'une tour de 55 étages en face du Musée canadien de l'histoire, dans le centre-ville.

Cet appui s'effrite considérablement, d'est en ouest de la ville, révèle le deuxième volet d'un sondage mené pour le compte du Droit et du 104,7 FM par la firme Segma Recherche auprès de 957 répondants, entre le 16 et le 19 février. 

Les résidents des secteurs Masson-Angers et Buckingham sont les plus nombreux (60,5%) à être en faveur du projet présenté par le promoteur Gilles Desjardins. L'appui ne dépasse toutefois pas 42,6% une fois rendu à Aylmer. Dans le secteur Hull, les pour et les contre sont carrément au coude à coude.

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Infographie LeDroit

Un sondage mené il y a un an révélait que 62% des répondants étaient défavorables à un tel projet. Le grand patron de Brigil peut se réjouir de voir décroître, depuis un an, le nombre de répondants défavorables à un projet de tour de 50 étages et plus, mais il peut difficilement continuer de parler de Place des peuples comme d'un projet «rassembleur» tellement il divise la population, note le président de Segma Recherche, Raynald Harvey.

«Sur le principe d'un projet d'une tour de plus de 50 étages, on observe que c'est encore très divisé au sein de la population, mais les gens ont tendance à basculer vers le positif, explique le sondeur. Cependant, avec 50,4% de gens favorables, on ne peut pas parler d'acceptabilité sociale. Il y a encore du travail à faire pour que ce soit un projet qu'on puisse qualifier de rassembleur.»

Vers un projet rassembleur

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, se trouve conforté dans sa décision de ne pas prendre position trop rapidement dans le dossier de Place des peuples.

«Les gens font la même lecture, dit-il. C'est un projet controversé et qui divise. C'est presque 50-50. Ça me confirme qu'on fait la bonne chose en voulant discuter avec le promoteur pour tenter d'en arriver ensemble à quelque chose de plus rassembleur. C'est dans l'intérêt de tout le monde qu'on fasse quelque chose de positif qui rejoindra le plus de monde possible, ce qui ne semble pas être le cas actuellement.»

Gilles Desjardins voit d'un oeil positif qu'une majorité de Gatinois se range derrière son projet, même si, avance-t-il, aucune réelle campagne de relation publique n'a été menée par son équipe pour vendre Place des peuples. «Les médias en ont parlé beaucoup, mais souvent, c'était l'avis des gens contre le projet qui ressortait, explique le promoteur. Cela a joué sur l'opinion.»

Le patron de Brigil reconnaît qu'il lui reste du travail à faire pour que son projet puisse en être un qui rassemblera la population de Gatineau.

«Je vois que beaucoup de gens sont fiers de leur ville et qui souhaitent avoir un immeuble iconique pour rehausser encore plus leur sentiment de fierté, mais je vais prendre mon temps, je vais être patient et respectueux, affirme M. Desjardins. J'ai déjà beaucoup d'appuis importants, mais je n'irai pas de l'avant avec ce projet sans un appui fort de la population, du maire et du conseil municipal.»

Le maire de Gatineau continue d'affirmer que selon lui, c'est le lieu prévu pour ériger Place des peuples qui pose problème. «Peut-on arriver, dans nos discussions, à quelque chose qui respecte plus le plan qu'on avait pour le quartier du musée? demande le maire. Selon moi, c'est là que le débat doit continuer.»

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Gilles Desjardins a déjà laissé entendre, par le passé, qu'il pourrait considérer construire Place des peuples à Ottawa, si Gatineau n'était pas intéressée à son projet.

Cette menace n'a pas réussi à émouvoir le tiers des répondants au sondage qui considère que les plaines LeBreton représentent un lieu plus approprié pour un tel projet. À l'inverse, 43,5% des répondants ne souhaitent pas que Gatineau perde un investissement évalué à plus de 400 millions $ au profit de sa voisine.

Méthodologie

Le sondage Segma Recherche mené pour le compte du Droit et du 104,7 FM a été effectué auprès de 957 répondants du 16 au 19 février par entrevues téléphoniques à l'aide d'un système d'entrevues automatisées.

L'échantillon a été généré aléatoirement et présente une marge d'erreur de 3,2%, 19 fois sur 20.

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