Le maire obtient tout juste la note de passage

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin peut toutefois se consoler en... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le maire Maxime Pedneaud-Jobin peut toutefois se consoler en se disant que le tiers des répondants croit qu'il est plus efficace que son prédécesseur.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Les Gatinois commencent à démontrer des signes d'impatience envers leur maire, Maxime Pedneaud-Jobin. Avec six Gatinois sur 10 qui s'estiment «satisfaits» de son travail, le maire de Gatineau parvient à se maintenir la tête hors de l'eau, mais l'appui est mou et affiche une tendance à la baisse de près de six points de pourcentage par rapport à l'an dernier.

«Bien qu'un taux de satisfaction peut varier selon le contexte et l'actualité, le maire Pedneaud-Jobin est à la limite, il est 'on the edge', comme on dit en anglais, lance Raynald Harvey, président de la firme Segma Recherche. À la petite école, on dirait qu'il a tout juste la note de passage.»

Si une image devait émerger du sondage mené pour le compte du Droit et du FM 104,7 auprès de 957 répondants entre le 16 et le 19 février dernier, c'est celle d'un Gatinois en attente de quelque chose. «Il n'a pas encore lancé la serviette, mais il est à la recherche de réalisations, explique le sondeur. Une bonne partie de la population est encore en attente de voir ce qui va se passer. Le citoyen moyen n'est pas intéressé à la période de gestation d'un projet. Il veut des réalisations.»

À deux ans des élections, le maire Pedneaud-Jobin n'est pas en danger, mais il devrait s'inquiéter de la forte proportion de satisfaits mous qui, pour reprendre l'image, ont la serviette dans les mains. Les «très satisfaits» ne représentent qu'un répondant sur 10, alors que les «assez satisfaits» forment la moitié de ceux qui partagent un avis positif sur le maire de Gatineau. Ces derniers sont sujets à basculer dans le camp des insatisfaits.

La cote de satisfaction du maire n'est pas immuable, note M. Harvey, d'autant plus que l'année 2016 doit être celle de l'amorce concrète des grandes réalisations du conseil actuel. Les travaux sur la rue Jacques-Cartier tirent à leur fin et ceux d'une valeur de 32 millions $ dans le centre-ville s'amorcent cet été. La saga du centre Guertin devrait prendre fin dans les prochains mois et Gatineau est dans la course pour obtenir les Mosaïcultures internationales en 2017, un chantier de plusieurs millions $ qui redessinera le parc Jacques-Cartier et qui permettra de créer des centaines d'emplois et des millions de dollars en retombées économiques. 

«Les gens sont encore disponibles et pourraient devenir plus satisfaits, mais il doit y avoir des réalisations, insiste M. Harvey. Pour l'instant, ils n'ont rien vu leur permettant de différencier cette administration de la précédente de Marc Bureau.»

Cela explique en grande partie pourquoi les Gatinois, dans une proportion de 42,4%, estiment que Maxime Pedneaud-Jobin et Marc Bureau, c'est du pareil au même. «Les gens demeurent sur leur appétit», ajoute Raynald Harvey. Le maire peut toutefois se consoler en se disant que le tiers des répondants croit qu'il est plus efficace que son prédécesseur. 

Le maire positif

Maxime Pedneaud-Jobin, beaucoup plus absorbé par les dossiers en cours à l'hôtel de ville que par une photo instantanée de l'opinion publique, ne s'en fait pas outre mesure avec ce récent sondage. «La satisfaction demeure supérieure au vote à l'élection, note-t-il. Je vois ça de façon positive. Il y a une forte majorité de Gatinois qui sont satisfaits.» En 2013, M. Pedneaud-Jobin avait été élu avec 52% des voix.

Qualifiant la baisse du taux de satisfaction dans la dernière année de «fin de lune de miel», le maire rappelle qu'une baisse de la satisfaction vient souvent avec l'exercice de la fonction. «À partir du moment où on prend des décisions, ça amène des réactions, dit-il. Nous avons des priorités claires et ça, ça signifie aussi qu'on doit dire non à d'autres choses.»

Le maire de Gatineau a bon espoir que l'année 2016 lui permettra de livrer bon nombre de réalisations. «Je sais que ça va satisfaire beaucoup de monde, affirme-t-il. Les gens vont constater le progrès. Est-ce que ça va satisfaire les mécontents? C'est difficile de satisfaire tout le monde. Il y aura cependant beaucoup de travail qui va se faire en 2016 et les citoyens auront beaucoup d'occasions de porter un jugement sur le travail qu'on fait.»

Quant aux comparaisons avec Marc Bureau, le maire Pedneaud-Jobin préfère se tenir loin de ce genre d'analyse. 

«Les gens portent un jugement, moi je fais mon travail, dit-il. Il ne faut pas oublier que 62% des gens n'ont pas voté à la dernière élection. C'est un défi immense d'intéresser les gens à la politique municipale.»

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