Zoom sur les candidats de Lac-Beauchamp

La rue Notre-Dame à Gatineau dans le district... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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La rue Notre-Dame à Gatineau dans le district Lac-Beauchamp.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Le siège laissé vacant à la table du conseil municipal de Gatineau par le nouveau député d'Argenteuil-La Petite Nation, Stéphane Lauzon, sera bientôt occupé de nouveau. Le 28 février prochain, les 10 504 électeurs du district Lac-Beauchamp auront eu la chance de se prononcer pour choisir le nouveau conseiller ou la nouvelle conseillère qui siègera au conseil. D'ailleurs, 4,64% d'entre eux ont voté par anticipation dimanche. Pour aider les électeurs restants à faire leur choix, LeDroit propose un portrait de tous les candidats.

 

Caroline Desrochers (Action Gatineau)

Le siège laissé vacant à la table du conseil municipal... (Martin Roy, LeDroit) - image 3.0

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Martin Roy, LeDroit

La représentante du parti du maire, Maxime Pedneaud-Jobin, a fait le saut en novembre afin de mettre ses connaissances en développement territorial au profit de la politique active.

Mme Desrochers soutient que sa priorité sera de mettre en oeuvre les projets qui se trouvent dans le rapport des consultations pour la Revitalisation urbaine intégrée (RUI) du Vieux-Gatineau. Elle soutient que ses priorités, que ce soit la revitalisation du Vieux-Gatineau et du lac Beauchamp, ou encore l'amélioration de la sécurité dans les rues du quartier, sont des enjeux qui ont tous été soulevés dans la RUI.

«On voyait déjà ce qui préoccupait les résidents du district. Les gens savent déjà ce qu'ils veulent», explique la candidate d'Action Gatineau.

Caroline Desrochers croit être la meilleure candidate afin de répondre aux attentes des électeurs du district Lac-Beauchamp en raison de sa formation en développement territorial et de son expérience de travail au ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire.

«On veut revitaliser un quartier et je comprends très bien qu'il faut le faire avec les gens et que ce n'est pas juste une question de développement économique, mais aussi de développement social.»

Sur sa présence au sein du parti, elle promet également qu'elle n'appuiera jamais une proposition qui nuirait à son quartier, même si elle était défendue par son chef.

Gabriel Céré

Le candidat Gabriel Céré... (Etienne Ranger, archives LeDroit) - image 5.0

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Le candidat Gabriel Céré

Etienne Ranger, archives LeDroit

Entré dans la course à la dernière minute, le propriétaire du Motel Gatineau, sur le boulevard Maloney, souhaitait offrir ses services, déçu du calibre des candidats déjà annoncés. Ses adversaires sont, soit trop jeunes - selon lui - ou ils ne connaissent pas suffisamment les enjeux du quartier parce qu'ils n'y habitent pas.

M. Céré estime que la réfection des routes doit devenir la principale priorité du prochain conseiller du district du Lac-Beauchamp. «Ça passe avant tout, c'est mon cheval de bataille. [...] Le restant, c'est secondaire», explique-t-il au Droit.

En entrevue au FM 104,7 quelques jours après le lancement de sa campagne, il avait d'ailleurs indiqué être prêt à une augmentation de taxes afin de financer la réparation des routes.

La sécurité est également un enjeu sur lequel Gabriel Céré souhaite se pencher s'il est élu. Il estime qu'il faut instaurer des mesures pour sécuriser les rues du quartier en raison de la vitesse de la circulation. Il propose également une piste cyclable afin de favoriser le transport actif, notamment en direction du parc du lac Beauchamp. 

«En ce moment, il n'y a en a pas de piste cyclable et traverser le boulevard (Maloney) avec nos jeunes, ce n'est pas évident. [...] C'est sûr, quand ils vont faire le Rapibus, ils pourraient faire une piste cyclable qui se rend au lac Beauchamp, ça va être sur le même côté. Mais c'est quand qu'ils vont le faire? Dans 10 ans?»

M. Céré affirme également qu'il est l'un des deux seuls candidats indépendants, avec Jean-François Leblanc, dans cette course puisque Liza Lauzon «est appuyée par le Parti libéral» (le conseiller Maxime Tremblay est son directeur de campagne) et que Caroline Desrochers est affiliée à Action Gatineau. À noter toutefois que M. Leblanc a reçu l'appui de la conseillère Sylvie Goneau.

Jean-François Leblanc

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Martin Roy, LeDroit

L'homme d'affaires qui a notamment travaillé dans le milieu informatique affirme avoir le feu sacré et se lancer en politique avec un désir sincère d'apporter une contribution positive. M. Leblanc ne cache pas ses ambitions, il souhaite siéger au comité des finances, travailler au développement économique, créer un comité de gestion des ressources informatiques et travailler à améliorer le déneigement, pour ne donner que ces exemples.

«Dans ma tête, je suis embarqué pour six ans. J'aurai un bilan à défendre dans deux ans, je m'y attends. J'ai déjà un paquet de dossiers à régler qui viennent de mon porte-à-porte, une liste de 50 à 60 choses. Je prends les dossiers un après l'autre et on en règle le plus possible. [...] Je ne m'en vais pas là pour m'asseoir sur mes mains et regarder la neige tomber.»

Lorsqu'il est question de la RUI du Vieux-Gatineau, Jean-François Leblanc déclare «qu'il n'est pas contre la vertu». Comme ses adversaires Caroline Desrochers et Liza Lauzon, il compte s'inspirer fortement du document pour guider ses actions.

L'homme d'affaires promet également de travailler avec le député de Gatineau, Steve MacKinnon, sur le dossier du pont de l'île Kettle et d'insister pour que Gatineau obtienne le financement pour la deuxième phase du Rapibus.

«Il y a un gros problème de stationnement dans le district. Ce n'est pas sécuritaire. Le stationnement de la station Gouin du Rapibus n'est pas fait pour accueillir autant de gens de Buckingham et de Masson-Angers.»

Liza Lauzon

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Martin Roy, LeDroit

La plus jeune candidate en lice dans cette élection partielle espère garder le siège de conseiller du district du Lac-Beauchamp dans la famille.

Certes, Liza Lauzon souhaite se démarquer de son père, le nouveau député d'Argenteuil-La Petite Nation. Elle est toutefois loin de s'en dissocier, affirmant même que sa relation avec lui est un atout qui lui permettra de faire un meilleur travail, si elle est élue.

«Avoir accès à son prédécesseur, dans n'importe quel travail, c'est une ressource inestimable.»

Mme Lauzon a fait de la revitalisation du lac Beauchamp la priorité de sa campagne. Elle affirme que la piètre qualité de l'eau du plan d'eau nuit aux familles du secteur qui ne peuvent en profiter aussi souvent qu'ils le devraient, mais également à l'organisation d'activités comme les Merveilles de sable.

La candidate appuyée par de nombreux conseillers indépendants exprime même le souhait de voir le lac Beauchamp, à long terme, devenir une importante attraction touristique pour le quartier.

Si elle a appris quelque chose de son père, dit-elle, c'est d'être réaliste dans l'atteinte de ses objectifs. Liza Lauzon a également inclus la revitalisation de la rue Notre-Dame dans son programme, ainsi que la problématique de la sécurité dans le quartier, mais elle accuse ses adversaires de lancer un grand nombre d'idées qu'ils ne seront pas en mesure de réaliser.

«Souvent, c'est du pelletage de nuage. [...] C'est impossible de connaître l'échéancier. J'ai une vision réaliste du travail. Je sais comment aller chercher les autorisations.»

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