Transport en commun: satisfaction à l'est, grogne à l'ouest

Le plus récent sondage sur la satisfaction des usagers de la Société de... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le plus récent sondage sur la satisfaction des usagers de la Société de transport de l'Outaouais (STO) révèle que des améliorations notables ont été observées par la clientèle des secteurs Buckingham et Masson-Angers, mais montre aussi que les lignes du secteur Aylmer ont besoin «d'un peu plus d'amour».

L'enquête Léger commandée par la STO pour connaître l'opinion de sa clientèle à l'égard de ses services démontre que dans l'ensemble, le niveau de satisfaction demeure stable, avec une note globale pour 2015 de 7/10, identique à celle de l'année précédente.

Sur les six indicateurs analysés, la courtoisie des chauffeurs est celui qui obtient la meilleure note, à 8/10, en baisse de 0,2 point de pourcentage par rapport à 2014.

Les usagers des secteurs Buckingham et Masson-Angers sont, de loin, ceux qui ont affirmé dans une plus forte proportion avoir vu des améliorations dans les services offerts par la STO. Plus de la moitié des répondants de ces deux secteurs disent avoir constaté des améliorations.

Le secteur Aylmer est celui où la proportion d'usagers disant avoir vu une amélioration est la plus faible, à 21%. «Il faut accorder peut-être un peu plus d'amour aux lignes à Aylmer, au niveau de la ponctualité à l'arrêt, de la fiabilité des correspondances et de la qualité du service en général», a reconnu le président de la STO, Gilles Carpentier.

Ce dernier ne se dit «pas surpris» des résultats observés dans le secteur ouest, qui n'a toutefois pas été «négligé», affirme-t-il. Des analyses sont en cours, dit-il, en prévision de la desserte de l'automne prochain.

Les usagers doivent cependant être conscients que la STO ne dispose pas d'une plus grande flotte pour apporter des changements, précise M. Carpentier.

«Moi, j'ai un boulier, je brasse les boules dans le boulier, et quand je les sors, j'ai toujours le même nombre de boules, a-t-il illustré. Même si j'augmente la fréquence à Aylmer, quelque part, il faut qu'il y ait une fréquence ailleurs sur le réseau qui soit touchée. Je suis capable de faire cette promesse-là aux usagers et aux citoyens qu'on va continuer à être à la hauteur de ces exigences-là, mais ça a ses limites. J'ai 308 autobus, et tous les matins et tous les soirs, le maximum d'autobus est mis sur la route.»

Les divers projets immobiliers compliquent aussi la planification de la STO, note M. Carpentier, qui a bon espoir qu'un meilleur arrimage se fasse avec le nouveau schéma d'aménagement.

«Quand les projets de construction poussent comme des champignons partout en ville, notamment à Aylmer, ça ne vient pas avec des autobus supplémentaires, souligne le président de la STO. [...] Le transport en commun n'est pas financé à la hauteur de l'augmentation de la population.»

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