La STO est au bout de ses moyens, dit son président

Le président de la STO, Gilles Carpentier... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Le président de la STO, Gilles Carpentier

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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La Société de transport de l'Outaouais (STO) a étiré l'élastique jusqu'au bout. Le transporteur public n'a presque plus de marge de manoeuvre pour améliorer son offre de service avec les budgets actuels.

C'est le constat que fait le président de la STO, Gilles Carpentier. «Les stratégies, je ne peux pas en inventer, dit-il. Les sources de financements en transport en commun sont très claires. Ça vient des droits d'immatriculation, de la quote-part de la Ville et de ce qui est payé par les usagers.»

M. Carpentier rappelle qu'il doit jongler en même temps avec une croissance démographique importante, notamment dans l'ouest de la ville, et avec des limites budgétaires strictes. «La Ville majore à 3 millions $ par année l'augmentation de sa quote-part et nous respectons cet engagement, note-t-il. Nous avons réduit nos dépenses de 3,5 millions $ et nous avons réinjecté l'argent dans nos services.»

Cette logique a toutefois atteint sa limite. La flotte de 308 autobus est utilisée à son maximum chaque jour. Les utilisateurs, dont le nombre est en légère croissance, demandent de meilleurs services, et d'autres utilisateurs potentiels mettent de la pression sur la STO pour qu'elle développe son réseau.

Mardi, le conseiller du district de Touraine, Denis Tassé, dénonçait les problèmes liés au stationnement près du Rapibus dans son quartier, ainsi que le bruit causé par le passage des véhicules sur le pont noir. «Je suis à l'écoute, mais en même temps, il y a des limites», affirme M. Carpentier.

Ce dernier entend mettre le conseil municipal devant un choix déchirant au cours des prochains mois. Il vient de mandater la direction de la STO de lui produire une analyse des coûts associés au déploiement d'un «service optimal» sur le territoire de Gatineau. «On va mesurer l'écart entre ce qu'on offre et ce que ça coûterait pour offrir ce que les citoyens demandent, explique M. Carpentier. Je me tournerai ensuite vers le conseil municipal et je leur dirai: "Voilà le service optimal, voilà la facture qui vient avec. Êtes-vous prêts à payer?" Ou bien nous augmentons les revenus de la STO, ou bien nous ne les augmentons pas et nous continuons de gérer l'offre de service avec les moyens qu'on a.»

Le président de la STO souligne que le fédéral compte investir 20 milliards $ en transport en commun au cours des 10 prochaines années. «Nous devrons aussi voir s'il n'y a pas des leviers pour nous là-dedans qui nous permettrait d'investir dans nos infrastructures, mais aussi voir comment nous pourrions augmenter notre budget de fonctionnement.»

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