Gatineau veut mieux franciser les immigrants

Gatineau veut avoir les moyens de soutenir l'intégration... (Édouard Plante-Fréchette, Archives La Presse)

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Gatineau veut avoir les moyens de soutenir l'intégration des immigrants qu'elle accueille, souligne le mémoire déposé mardi par le maire Maxime Pedneaud-Jobin.

Édouard Plante-Fréchette, Archives La Presse

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Gatineau accueille favorablement le projet de loi 77, qui vise une refonte du processus de sélection des immigrants au Québec. Mais à une condition: qu'il s'accompagne des ressources financières nécessaires.

Le projet de loi prévoit que les immigrants soient sélectionnés selon les besoins en main-d'oeuvre, plutôt que par le principe actuel du «premier arrivé, premier servi».

Gatineau veut avoir les moyens de soutenir leur intégration, révèle le mémoire déposé mardi par le maire Maxime Pedneaud-Jobin lors d'une consultation menée par le ministère québécois de l'Immigration.

En raison de la fermeture de la direction régionale du ministère et de l'absence de table régionale de concertation depuis 2012, Gatineau est appelée à endosser de plus grandes responsabilités, notamment dans l'encadrement de la venue de réfugiés syriens, explique le mémoire.

L'investissement réclamé servirait d'abord à agrandir l'offre en matière de services de francisation, alors que «l'offre de cours et d'activités permettant de pratiquer le français ne semble pas combler les besoins actuellement».

À cause de sa situation frontalière, Gatineau est le lieu de résidence d'un bon nombre d'immigrants issus d'une migration secondaire depuis Ottawa ou ailleurs au Canada. Cette frange de la population n'a pas accès aux services de francisation offerts par Québec, un problème auquel la Ville souhaite pallier en offrant des cours ouverts à tous, «peu importe leur province d'entrée au pays, leur année d'immigration, voire le fait qu'ils soient immigrants ou non».

Offrir des cours de français plus accessibles et diversifiés pour répondre aux besoins et aux contraintes de chacun fait également partie des ambitions de la Ville.

Cette initiative permettrait de garder les travailleurs qualifiés au Québec et de mettre un frein à leur exode vers l'Ontario.

Un autre besoin à combler serait celui d'outils d'apprentissage des codes culturels, tels que des stages en entreprise, des jumelages linguistiques ou des séances éducatives préparatoires.

Côté éducation, le mémoire souligne la position désavantagée de Gatineau, alors qu'une pénurie de programmes de formation offerts en Outaouais et que la proximité avec les nombreuses institutions d'enseignement supérieur à Ottawa encouragent un exode des étudiants vers l'Ontario. Près du quart d'entre eux ne voient pas leur diplôme reconnu pour un emploi au Québec.

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