Luc Angers rompt avec Action Gatineau

L'ancien conseiller municipal Luc Angers... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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L'ancien conseiller municipal Luc Angers

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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L'un des membres fondateurs d'Action Gatineau a révélé lundi son départ du parti, survenu en décembre dernier.

En novembre dernier, à la dernière activité d'Action Gatineau à laquelle il a participé, l'ancien conseiller municipal a senti que le parti «n'était plus le même».

«Dès le début [...], j'étais très enthousiasmé parce que dans le temps, on avait des valeurs qui, selon moi, reflétaient la démocratie. T'avais toutes sortes de membres, des membres de gauche comme des membres de droite, affirme-t-il. Plus je parlais aux membres, plus je remarquais qu'un genre de statu quo s'était installé.»

Celui qui fut candidat conservateur aux dernières élections fédérales constate aussi que le virage économique amorcé par la Ville n'a pas donné les résultats qu'il espérait. Il s'est dit déçu de la lenteur de l'évolution de plusieurs dossiers, notamment par rapport au remplacement du centre Robert-Guertin. «Il y a quoi, six millions en frais d'études qui ont été dépensés depuis le début, et ça n'a pas abouti, déplore-t-il. Pour l'instant, à la mi-mandat, je ne vois rien du tout de ce qui avait été annoncé.»

«L'âgisme» se trouve également parmi les raisons qui ont poussé Luc Angers à tourner le dos à son ancien parti. Il dit avoir eu écho qu'Action Gatineau misait sur la jeunesse dans sa présélection des candidats éventuels aux élections municipales, «au détriment de personnes plus expérimentées, de personnes plus mûres en âge».

Enfin, Luc Angers critique la gestion du conseil municipal, qui selon certains conseillers serait «loin d'être transparent», en s'indignant entre autres du nombre croissant de rencontres à huis clos.

M. Angers a d'abord été conseiller indépendant avant de cofonder Action Gatineau. En énumérant les engagements «qui ne sont pas respectés» sous la gouverne de l'actuel chef du parti, Maxime Pedneaud-Jobin, il a mentionné son appui à l'un des candidats indépendants à l'élection partielle dans le district de Lac-Beauchamp, Jean-François LeBlanc.

Interrogé sur le délai de deux mois entre son départ officiel d'Action Gatineau et sa sortie publique, M. Angers a répondu qu'il avait dû «laisser mûrir (sa) décision» avant d'évoquer l'élection en question.

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