L'objectif: densifier et remplir les trous

La priorité de la Ville de Gatineau quant à son développement des quarante... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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La priorité de la Ville de Gatineau quant à son développement des quarante prochaines années est claire. Densifier et remplir les trous dans la trame urbaine existante.

Malgré une croissance démographique soutenue, Gatineau n'a pas agrandi le périmètre dans lequel elle entend permettre le développement résidentiel d'ici 2050. «Nous estimons pouvoir contenir le développement à l'intérieur du périmètre qui était déjà défini», soutient la directrice du service d'urbanisme de la Ville de Gatineau, Catherine Marchand.

La priorité de la Ville de Gatineau quant à son... (Infographie LeDroit) - image 2.0

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Infographie LeDroit

La volonté première de la Ville sera de densifier les noyaux urbains et les secteurs à proximité des axes de transport en commun. Ce sont les zones de priorité sur la carte. Le développement à plus faible densité comme les quartiers résidentiels devront eux pousser entre ce qui a déjà été construit. Cette zone dite de «consolidation» est ouverte au développement, pourvu que le promoteur réponde aux diverses exigences de planification et de financement émises par la Ville.

Les zones d'expansion, pour leur part, sont en réserve de la république. En plus de répondre à toutes les exigences municipales, un promoteur, pour pouvoir y faire du développement, devra faire la démonstration que ce qui reste dans la zone de consolidation d'un marché est insuffisant pour répondre à la demande des 10 prochaines années. «C'est une approche fondamentalement nouvelle, lance Mme Marchand. Il n'y a pas un autre schéma ailleurs au Québec qui a adopté cette approche-là.»

La directrice de l'urbanisme n'ose pas prédire les aléas du marché de l'immobilier dans la région. Impossible donc de savoir combien de temps sera nécessaire pour que les aires d'expansion soient ouvertes au développement. Les différents marchés de Gatineau sont trop différents. Mme Marchand entend toutefois garder un oeil très attentif sur ce qui se passera dans l'est de la ville au cours des deux prochaines années.

La décision de Québec, la semaine dernière, d'autoriser des surverses à l'usine de pompage du secteur Lépine, à Buckingham, va donner lieu à la réalisation de plusieurs projets. «Est-ce que ce rattrapage-là va manger complètement ce qui reste de demande pour les 10 prochaines années dans ce secteur? Je ne le sais pas. Ça m'interpelle ce qui va se passer là. La demande est importante, j'ai hâte de voir ce qui va arriver.»

Des quartiers «arrivés à maturité»

Il s'est construit dans les années 1950, 1960 et 1970 des quartiers résidentiels qui aujourd'hui tiendraient de l'hérésie en matière de développement urbain.

Ces quartiers à très faible densité, avec des rues très larges, de grands terrains parfois plus onéreux que le bungalow qui s'y trouve et des associations de résidents qui tiennent mordicus à conserver cet héritage d'une autre époque, sont appelés à changer. «Ce sont des quartiers qui sont arrivés à maturité», image Catherine Marchand.

La seule pression du marché va finir par avoir raison de l'allure actuelle de ces secteurs. Des gens voudront subdiviser leur terrain et des acheteurs voudront bâtir quelque chose qui ne s'inscrit pas dans la trame actuelle du quartier. «Il faut cependant définir les conditions qui permettront de requalifier ces quartiers et ça doit se faire dans le respect des communautés qui y résident», insiste la directrice de l'urbanisme.

Il s'agira d'un aspect important dans la modification des règles en place occasionnée par le nouveau schéma d'aménagement.

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