Indemnités de départ du cabinet: des primes plus généreuses

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Le maire Maxime Pedneaud-Jobin et Melvin Jomphe son chef de cabinet.

Martin Roy, archives LeDroit

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Le personnel politique embauché par le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, profitera d'indemnités de départ beaucoup plus généreuses que celles offertes par son prédécesseur Marc Bureau.

Les contrats d'embauche des membres du cabinet des deux derniers mandats obtenus par LeDroit révèlent que l'ancien premier magistrat de la Ville de Gatineau n'accordait qu'une semaine de salaire par année de services comme indemnité de départ, et ce tant pour son chef de cabinet que pour son attaché de presse.

Le maire Pedneaud-Jobin tranche de manière drastique avec son prédécesseur à ce chapitre. Son chef de cabinet, Melvin Jomphe, pourra toucher une allocation de 115 000 $ lors de son départ, l'équivalent de 12 mois de salaire. Sur une période d'un mandat, cela représente une prime 14 fois plus élevée que celle de 8005 $ dont a pu profiter Luc Bouvier, le bras droit du maire Bureau. M. Jomphe n'a toutefois pas droit à sa prime s'il quitte ses fonctions de manière volontaire.

Quant aux trois autres membres du cabinet du maire actuel, Laurence Gillot, Patrick Robert-Meunier et François Léveillé, ils profitent d'une indemnité de départ équivalent à un mois de salaire par année de services. En comparaison a ce qu'on reçu leurs prédécesseurs Martin Potvin et Michel Déziel pour une période d'un mandat, il s'agit d'un traitement quatre fois plus généreux. Ce traitement salarial a été adopté à l'unanimité par le comité exécutif en début de mandat.

Il faut dire que l'ancien maire Marc Bureau avait annoncé ses couleurs très tôt dans sa lutte à la maire contre Yves Ducharme en 2005. Cherchant à se démarquer de son opposant, M. Bureau s'était érigé en père économe en promettant qu'il se passerait des services d'un chauffeur personnel et qu'il réduirait les dépenses de son cabinet, notamment en réduisant le nombre d'adjoints politiques à son service.

«Les Gatinois en ont pour leur argent»

Le maire Pedneaud-Jobin assume pour sa part entièrement le choix qu'il a fait d'offrir une meilleure sécurité à ses adjoints politiques. À son avis, les conditions offertes durant l'ère Bureau étaient «complètement inappropriées» pour un cabinet d'un maire d'une grande ville.

«On ne peut pas avoir un cabinet comme le mien avec des conditions comme avant, dit-il. On ne peut pas attirer un directeur de cabinet comme Melvin Jomphe, qui est un homme de contenu, qui a une connaissance intime de la région et qui vient faire de la politique, avec des conditions comme avant.»

Pour le maire de Gatineau, ces indemnités de départ ne sont pas des dépenses farfelues. «On parle de donner une sécurité à des gens qui n'ont pas de permanence et qui n'ont pas de compensation pour le temps supplémentaire et à ce chapitre, avec cette équipe, les Gatinois en ont pour leur argent, insiste M. Pedneaud-Jobin. Le cabinet de Marc Bureau avait une activité qui n'est aucunement comparable à notre cabinet. En plus de leurs tâches respectives, chacun des membres de mon cabinet est à la disposition de l'ensemble du conseil municipal. C'est une des conditions que j'ai exprimées aux employés politiques au début du mandat. Chaque conseiller peut demander du soutien ou des renseignements pour le suivi de ses dossiers ou ses communications. Jamais ce service n'a été proposé sous l'ancienne administration.»

Le maire de Gatineau soutient avoir un cabinet extrêmement actif, qui, dit-il, a une activité politique et un programme à réaliser. «Ce n'est pas un cabinet qui fait strictement de la gestion municipale, précise le maire. C'est l'équipe qui met Gatineau sur la carte, qui fait qu'on applique un programme, qui influence toute l'administration municipale pour que ce programme-là puisse s'appliquer et qui permet d'avoir un leadership fort. Cette équipe-là, c'est un investissement. Si l'ancienne administration avait investi pour que le leadership soit capable de s'affirmer au cabinet plutôt que de couper dedans, Gatineau aurait eu une meilleure performance.»

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