Brigil voit plus grand que Place des peuples

Le promoteur Gilles Desjardins... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le promoteur Gilles Desjardins

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Les idées de grandeur du promoteur Gilles Desjardins à Gatineau sont loin de se résumer au projet Place des peuples qu'il souhaite ériger dans le centre-ville.

Le grand patron de Brigil tente de convaincre la Ville de Gatineau de modifier son zonage à au moins six autres endroits dans la ville pour lui permettre de construire en hauteur, démontre le Registre des lobbyistes du Québec. Ces projets que caresse M. Desjardins comprennent tous des tours de 20, 25 et même 30 étages, à des endroits où le zonage permet des édifices qui ne dépassent pas de deux à dix étages.

«Ce sont des projets que nous planifions depuis 15, parfois 20 ans, insiste M. Desjardins. Nous avons vu venir la tendance depuis longtemps et nous sommes maintenant rendus là. Cette volonté de construire en hauteur est observable partout dans le monde, dans toutes les grandes villes. Nous avons fait les bonnes acquisitions de terrain à l'époque afin d'être en mesure aujourd'hui de bien répondre aux besoins des consommateurs, mais aussi aux nouvelles tendances environnementales.»

M. Desjardins met beaucoup d'efforts de lobbying auprès de la municipalité depuis deux ou trois ans pour convaincre l'administration d'approuver les changements de zonage qu'il demande. La compagnie Brigil est en demande à ce chapitre dans les secteurs Aylmer, Hull et à Pointe-Gatineau. 

«Gatineau est une ville choyée, dit-il. Les grandes artères sont faites, les liens de transport en commun aussi, et il reste beaucoup de place pour faire maintenant de la densification et cela passe par des constructions en hauteur. Ce sont les ascenseurs qui seront les routes de demain.»

Le promoteur immobilier cite en exemple la poursuite du projet Domaine du Vieux-Port, sur le boulevard Saint-Joseph, qui doit mener au développement d'un terrain d'une superficie 1,3 million de pieds carrés en bordure de la rivière Gatineau. 

«Si nous construisions des maisons unifamiliales, il faudrait tout raser, dit-il. Ce que je propose, ce sont des édifices d'une vingtaine d'étages qui me permettront d'utiliser uniquement de 30% à 40% du terrain. Le reste sera conservé à l'état naturel. C'est comme si j'allais intégrer des chandelles dans une forêt.»

Voitures hybrides ou électriques

Gilles Desjardins souhaite aussi équiper toutes ses nouvelles tours d'habitation de voitures hybrides ou électriques. «Nous allons acheter un certain nombre de ces véhicules en fonction du nombre d'unités d'habitation par tour, explique-t-il. Les voitures appartiendront aux différents syndicats de copropriété. Les résidents des immeubles pourront les utiliser. Ça va permettre à plusieurs résidents de n'avoir qu'une seule voiture au lieu de deux.

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